Une Vaudoise à la présidence du MIDADE
Deux déléguées vaudoises du Mouvement suisse des enfants et pré-adolescents au Chili
Lausanne, 29 septembre 2008 (Apic) Deux Vaudoises, Anne-Marie Froidevaux et Patricia Frauenknecht, ont animé cet été au Chili une rencontre de 50 délégués du MADEP-ACE. Venus de tous les continents, ils ont cherché à reconnaître, avec de jeunes latino-américains, les diversités de vie comme richesses pour développer la solidarité et construire la paix.
Cette rencontre internationale a encore été marquée par l’élection de la Lausannoise Anne-Marie Froidevaux comme présidente du MIDADE pour un mandat de cinq ans. Cet engagement bénévole est d’autant plus malaisé que le mouvement souffre de difficultés financières, le budget annuel passant de 180’000 euros (250’000 francs) à 124’000 euros (200’000 francs) pour 2009.
Le Mouvement des enfants et préadolescents, action catholique de l’enfance (MADEP-ACE), est chapeauté au niveau mondial par le Mouvement international d’apostolat des enfants (MIDADE). Tous les cinq ans, le bureau du MIDADE, désormais présidé par Anne-Marie Froidevaux, organise une rencontre internationale. Elle a eu lieu pendant deux semaines en juillet à Santiago du Chili.
Sept critères de diversité
Les délégués, représentant 200’000 animateurs-accompagnants auprès d’un million de jeunes dans le monde, ont associé de jeunes latino-américains et plus particulièrement chiliens, à leurs débats. Ensemble, ils ont énoncé la manière de concevoir l’expression de la diversité des divers mode de vie des enfants à partir de sept critères : égalité (« Nous sommes tous des enfants de Dieu »), liberté (« Nous avons été créés comme des êtres libres respectant celle des autres »), unité (« attitude d’accueil et de partage »), solidarité (« au service des autres »), dialogue (« respect de l’individu et des cultures »), humilité (« acceptation des différences ») et défense des plus faibles.
Pour faire réfléchir aux diversités sociales vécues par les jeunes, cinq enfants sud-américains de 13-15 ans venant des rues du Chili, Brésil, de la Bolivie, du Pérou et du Venezuela les ont mimé devant l’assemblée. « Ces témoignages étaient très riches et n’ont pas suscité de polémiques », a relevé Patricia Frauenknecht.
Droits de l’enfant bafoués
Même les pays riches sont concernés par le non-respect des droits de l’enfant, ont relevé des délégués du MIDADE. Les deux Suissesses ont évoqué le cas des enfants de parents d’origine étrangère et clandestins. Ces situations seront d’ailleurs l’objet de débats lors du prochain rassemblement romand du MADEP le samedi 29 novembre 2009 à Lausanne pour fêter les 20 ans de la convention des droits de l’enfant. (apic/jbw/pr)



