Dix ans après la consommation du schisme d’Ecône par la consécration de quatre évêques par Mgr Lefebvre, les situations conflictuelles ont pratiquement totalement disparu en Suisse. Les fidèles d’Ecône ont construit leur Eglise propre et vivent totalement en parallèle avec l’Eglise officielle. Les occasions de contacts sont rares sinon inexistantes. Le nombre des fidèles n’a pas connu de grand boom et reste trop bas pour être significatif du catholicisme en Suisse.

Deux mondes et deux Eglises parallèles

Actuellement l’affaire d’Ecône n’est plus une grande préoccupation pastorale dans le diocèse de Sion, remarque le vicaire épiscopal Bernard Broccard. «La situation n’est plus conflictuelle. Nous n’avons pas d’occupations d’églises, comme à Paris ou ailleurs en France. Ils vivent vraiment dans leur monde. Pour eux, l’œcuménisme, c’est le diable. Officiellement au niveau du diocèse, nous n’avons aucun contact. Après le schisme cela n’avait plus guère de sens.» «Nous n’avons pas de relations avec le clergé local et nos rapports avec Rome sont gelés pour le moment», confirme le directeur du séminaire d’Ecône, Benoît de Jorna. (apic/mp)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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