Rome: Les évêques de Roumanie en visite ad limina reçus par Benoît XVI
Dialogue entre orthodoxes et catholiques: un ferment d’unité pour l’Europe, estime le pape
Rome, 12 février 2010 (Apic) Le dialogue entre orthodoxes et catholiques constitue un «ferment d’unité» pour l’Europe, estime Benoît XVI.
Un «dialogue constructif» passant par la promotion d’»actions communes» entre catholiques et orthodoxes «ne manquera pas d’être un ferment d’unité et de concorde» pour l’Europe, a assuré Benoît XVI le 12 février, en Recevant les évêques de Roumanie en visite ad limina au Vatican du 8 au 13 février.
Le pape a par ailleurs regretté que la famille catholique du vieux continent soit touchée par de nombreuses «fléaux», comme l’avortement, la corruption, l’alcoolisme ou encore la drogue.
Dans son discours, devant 17 prélats, Benoît XVI a ainsi manifesté son désir d’unité entre orthodoxes et catholiques des Balkans, appelant les 2 communautés à témoigner leur «fraternité», à «dialoguer» et à «promouvoir des actions communes».
S’adressant, au-delà des évêques, aux communautés catholiques de Roumanie et de Moldavie, le pape s’est dit persuadé qu’»un dialogue constructif entre orthodoxes et catholiques ne manquera pas d’être un ferment d’unité et de concorde non seulement» entre ces 2 pays, «mais aussi pour l’Europe tout entière».
A ses yeux, «la défense des racines chrétiennes de l’Europe», mais aussi «la famille, la bioéthique, les droits de l’homme, l’honnêteté dans la vie publique et l’écologie» sont autant de domaines de collaboration particulièrement importants à l’heure actuelle. «L’engagement unitaire sur ces sujets» contribuera sensiblement «à la croissance civile et morale de la société», a assuré Benoît XVI.
Alors que la naissance de vocations sacerdotales et religieuses «dépend en grande partie de la santé morale et religieuse des familles chrétiennes», Benoît XVI a en outre «malheureusement» constaté que «l’institution familiale» devait aujourd’hui éviter «les pièges» tendus par «une société sécularisée et désorientée».
Les familles catholiques de Roumanie et de Moldavie, a poursuivi le pape, «ne sont pas immunisées contre les fléaux de l’avortement, de la corruption, de l’alcoolisme et de la drogue, tout comme du contrôle des naissances par des méthodes contraires à la dignité de la personne».
Pour relever «ces défis», Benoît XVI a préconisé la promotion de «consultants paroissiaux», de «centres de formation» pour les jeunes et une meilleure «pastorale des jeunes». Plus largement, le pape a indiqué que l’Eglise souhaitait «contribuer de façon déterminante à la construction d’une société réconciliée et solidaire, capable d’affronter le processus de sécularisation en cours».
Membre de l’Union européenne depuis janvier 2007, la Roumanie compte plus de 85 % d’orthodoxes, 7,5 % de protestants et moins de 5 % de catholiques. (apic/imedia/cp/pr)



