Philippines: Le champion de boxe Manny Pacquiao témoigne de sa conversion

Dieu m’a changé

Manille, 14 janvier 2012 (Apic) Le boxeur Manny Pacquiao, plusieurs fois champion du monde et élu au Parlement philippin en mai 2010, a témoigné de sa conversion, dans une interview à la chaîne ABS-CBN, a rapporté ’Eglise d’Asie’, l’agence d’information des Missions étrangères de Paris, le 13 janvier 2012.

A l’issue du match l’opposant au mexicain Juan Manuel Marquez en novembre 2011, le boxeur Philippin Manny Pacquiao a eu un songe. Il marchait dans une magnifique forêt, une lumière brillante l’enveloppait et une voix lui demandait: ’Mon fils, pourquoi es-tu loin de moi?’ «Je me suis réveillé en pleurant, a déclaré le boxeur, et je me suis souvenu que, dans mon rêve, je pleurai. Quand j’ai touché du doigt mon oreiller, j’ai senti qu’il était humide». Le champion a cherché le sens de ce rêve. Il l’a trouvé dans la Bible, où «Dieu parlait à son peuple en songe. Je me suis dis que mon rêve était donc bien réel. Je devais changer ma vie. Peut-être que Dieu m’appelait car Il me connaissait et connaissait mon cœur».

Marié, père de quatre enfants, Manny Pacquiao était déjà catholique avant sa «conversion». Il était notamment célèbre pour se signer à chaque fois qu’il montait sur le ring ou pour ses prières à la basilique abritant le Nazaréen noir à chacun de ses retours au pays. Le multiple champion du monde a précisé que c’était Dieu qui l’avait changé. Depuis sa conversion, il lit la Bible et passe plus de temps avec sa famille. Il a cessé de jouer, de boire et de fréquenter les filles. Il a également vendu son écurie de coqs de combat.

Aux côtés des évêques

Aucun responsable de l’Eglise catholique ne s’est encore exprimé sur la conversion récente du boxeur philippin. Par contre, ce dernier s’est affiché aux côtés de l’épiscopat, pour faire connaître son opposition au projet de loi sur «la santé reproductive».

Elu en mai 2010 à la Chambre des représentants pour la province de Sarangani, à l’extrême sud de Mindanao, Manny Pacquiao a fait une entrée remarquée en politique: «Enfant, je me suis battu pour trouver à manger et aujourd’hui, le plus grand combat de ma vie ce n’est pas sur le ring que je le livre mais dans mon pays, que je veux débarrasser de la pauvreté». Il a cependant omis de préciser son programme pour sortir le tiers des Philippins de la pauvreté. (apic/eda/ggc)

14 janvier 2012 | 16:46
par webmaster@kath.ch
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