Pas d’accord en vue pour unifier une date
Différence de calendriers oblige: les chrétiens d’Orient fêtent Noël
Moscou, 6 janvier 2006 (Apic) En raison de la différence entre calendriers grégorien et julien, Noël tombe le 7 janvier pour une grande partie des Eglises orientales. Le quotidien catholique «La Croix» consacre à un large article à cet événement. Rappelant que c’est à partir du vendredi 6 janvier au soir que la majorité des chrétiens de rites orientaux commencent à célébrer Noël. Un décalage de treize jours avec le Noël occidental.
Parmi les orthodoxes, 11 Églises ont adopté depuis 1923 un calendrier julien réformé qui, lui, unifie la date de Noël. Mais quatre autres, et une grande partie des monastères du mont Athos (Grèce), conservent l’ancien calendrier julien: il s’agit des patriarcats de Jérusalem, de Géorgie et de Serbie, et surtout de celui de Moscou, le plus important en nombre avec environ 90 millions de fidèles.
En 1923, relève cependant le quotidien catholique, l’Église orthodoxe russe avait pourtant accepté les conclusions du concile panorthodoxe réformant le calendrier julien, même si la Révolution russe a empêché le patriarcat de Moscou d’y participer. Un mois plus tard, devant les réticences de ses fidèles, le patriarche Tikhon était toutefois revenu sur sa décision.
En Russie, le Nouvel An civil tombe en plein jeûne de l’Avent!
Cette différence n’est pas sans poser quelques difficultés pour nombre de fidèles orthodoxes. La principale est que, si Noël est calculé selon le calendrier julien, l’année civile l’est selon le calendrier grégorien, qui est la norme internationale. C’est ainsi qu’en Russie, le Nouvel An civil tombe en plein jeûne de l’Avent ! Et si celui-ci est moins rigoureux que le grand Carême d’avant Pâques, il demeure tout de même sévère pour les fidèles orthodoxes.
Selon «La Croix», des voix s’élèvent aujourd’hui pour demander à ces Églises de s’aligner sur le calendrier julien réformé, en usage dans la plupart des autres communautés orthodoxes. D’autres Églises, y compris certaines des communautés catholiques relevant de ces rites, célébreront aussi Noël à partir du vendredi 6 janvier. Il s’agit des Églises dites «non chalcédoniennes», c’est-à-dire qui n’adhèrent pas aux conclusions du concile de Chalcédoine (451); les Églises copte, éthiopienne et syrienne, principalement. Quant à l’Église arménienne, elle célébrera Noël aussi ce soir, sauf à Jérusalem où ce sera le 19 janvier. (apic/cx/pr)



