Dire non au pessimisme et à la drogue

Sardaigne: Le pape invite les jeunes à se méfier des «marchands de mort»

Cagliari, 23 septembre 2013 (Apic) Le pape François a exhorté, le 22 septembre 2013, les jeunes à ne pas se laisser séduire par «les marchands de mort», dans une allusion explicite au trafic de drogue. Lors de la dernière étape de sa visite pastorale à Cagliari, en Sardaigne, il a également invité la jeune génération à ne pas céder au pessimisme et à mettre sa confiance dans le Christ.

Au cœur de Cagliari, un peu avant la fin de sa visite en Sardaigne, le pape François a lancé une invitation aux jeunes générations afin qu’elles ne cèdent pas au pessimisme, à la méfiance. Dans un discours mêlant gravité et notes d’humour, le pontife de 76 ans a appelé les jeunes, «malgré leurs échecs», à ne pas perdre confiance et à mettre cette confiance en Jésus, à ne pas «vénérer la déesse des lamentations».

Les paradis artificiels

«Un jeune sans espérance n’est pas jeune, il a vieilli trop vite», a affirmé le pape, déclenchant des applaudissements nourris. «Lorsqu’un jeune n’a plus confiance en la vie, lorsqu’il perd l’espérance, où va-t-il trouver un peu de paix ?…Vous le savez, ces marchands de mort offrent une voie à ceux qui sont tristes, sans espérance, sans confiance et sans courage…S’il vous plait, ne vendez pas votre jeunesse à ceux qui vendent la mort, vous comprenez de quoi je parle», a-t-il déclaré avec force sans jamais prononcer le mot drogue.

«Je ne viens pas vous vendre une illusion, je viens vous dire qu’il y a un homme qui peut vous aider à aller de l’avant, ayez confiance en lui, Jésus n’est pas une illusion!…Le sacrement de confirmation a changé de nom, il est devenu le sacrement de l’adieu», a-t-il déploré avec ironie pour évoquer le départ fréquent des jeunes de l’Eglise après ce sacrement.

Tarzan?

Le pape est revenu sur sa décision de devenir prêtre, prise 60 ans plus tôt, le 21 septembre 1953. Il a évoqué les succès et les joies de ces 60 années passées, mais aussi ses échecs, ses fragilités, ses péchés, «sur la route du Seigneur, derrière lui, à ses cotés, toujours avec lui».

«Je ne m’en suis jamais voulu…Est-ce parce que je me sentais fort comme Tarzan? Non, parce que même dans les moments les plus sombres…j’ai regardé Jésus et j’ai eu confiance en lui, et il ne m’a pas laissé tout seul».

Au terme de cette dernière rencontre, le pape François a rejoint l’aéroport de Cagliari afin de monter à bord d’un jet Falcon de la République italienne en direction de Rome. C’était son second déplacement en Italie, après l’île de Lampedusa début juillet. Il aura passé près de 11 heures en Sardaigne, sortant à de très nombreuses reprises des discours préparés pour l’occasion. Cette visite aura été essentiellement marquée par sa dénonciation, lors d’une rencontre avec le monde du travail, d’un système économique au centre duquel se trouve une idole: l’argent. (apic/imedia/ami/rz)

23 septembre 2013 | 08:51
par webmaster@kath.ch
Partagez!