Directeur du Bureau de presse du Saint-Siège depuis 2006
Rome: Le Père Lombardi, «porte-parole» du Saint-Siège, fête ses 70 ans
Rome, 29 août 2012 (Apic) Le Père Federico Lombardi, figure principale de la communication du pontificat de Benoît XVI, fête ses 70 ans le 29 août. Le 2 septembre marquera le 40e anniversaire de l’ordination sacerdotale de ce jésuite d’origine piémontaise, qui dirige également Radio Vatican et le Centre de télévision du Vatican. Depuis 2006, il a dû affronter de nombreuses crises médiatiques, depuis le discours de Benoît XVI sur l’islam à Ratisbonne jusqu’à l’affaire des ›Vatileaks’.
Né à Saluzzo, en Italie, le 29 août 1942, Federico Lombardi entre au noviciat de la province de Turin de la Compagnie de Jésus en 1960. Ordonné prêtre en 1972, il obtient aussi une maîtrise de mathématiques à l’université de Turin puis une licence de théologie à la faculté de théologie jésuite de Francfort. En mission pastorale auprès des travailleurs immigrés italiens en Allemagne, on lui demande de rédiger des articles sur ce thème pour la Civiltà cattolica, le bimensuel des jésuites italiens. Ses compétences journalistiques sont alors décelées par ses supérieurs. En 1977, le Père Lombardi devient directeur-adjoint de la Civiltà cattolica.
De 1984 à 1990 il est supérieur provincial de la province d’Italie de la Compagnie de Jésus. Nommé directeur des programmes de Radio Vatican en 1991, il reçoit aussi la responsabilité du Centre de télévision du Vatican, 10 ans plus tard. Le 5 octobre 2005, le Père Lombardi est nommé à la tête de Radio Vatican en remplacement du Père Pasquale Borgomeo.
Un mélange de subtilité jésuite et de courtoisie piémontaise
Le 26 juillet 2006, il prend la succession de Joaquin Navarro-Valls, laïc espagnol membre de l’Opus Dei, à la direction du Bureau de presse du Saint-Siège. Après le long règne de ce psychiatre de formation au caractère bien trempé, le Père Lombardi impose peu à peu son style, mélange de subtilité jésuite et de courtoisie piémontaise. Il s’avère d’une très grande disponibilité envers les journalistes, répondant au téléphone à toute heure.
En charge de la plupart des moyens de communication du Vatican depuis 2006, le religieux se retrouve en première ligne durant les crises qui ponctuent les premières années du pontificat de Benoît XVI. Mais c’est le scandale déclenché par les révélations en série d’affaires de pédophilie, en 2010, qui constitue le véritable baptême du feu du père Lombardi. Au cœur de la tourmente, il est la personne la plus exposée, soumis au feu des critiques de nombreux observateurs. Alors que d’aucuns prédisent son départ, le père jésuite, qui dépend directement de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège, conserve finalement le soutien du pape.
Au fil des ans, le ›porte-parole’ du Saint-Siège apprend à anticiper les difficultés que peuvent présenter certains épisodes du pontificat de Benoît XVI. Dans le contexte des ›Vatileaks’, par exemple, il multiplie les conférences de presse, invitant parfois des intervenants extérieurs lorsqu’il faut évoquer des domaines dans lesquels il n’est pas compétent, pour fournir des explications précises aux journalistes et éviter ainsi toute mauvaise interprétation.
En outre, le père Lombardi est l’un des artisans du symposium inédit visant à mieux combattre la pédophilie au sein du clergé, organisé à Rome en février 2012, sous la houlette de l’Université pontificale grégorienne. (apic/imedia/cp/bb)



