Inde: Les évêques disent non à la peine de mort
Donner au meurtrier d’Orissa la possibilité de changer de vie
New Delhi, 25 janvier 2011 (Apic) Les évêques indiens acceptent et accueillent la décision de la Cour Suprême de commuer en réclusion criminelle à perpétuité la peine de mort prescrite à Dara Singh, l’homme coupable d’avoir brûlé vif le missionnaire australien Graham Steines et ses deux enfants, à Orissa en 1999, a rapporté l’agence «Fides» le 24 janvier 2011.
La Conférence épiscopale indienne, dans un communiqué adressé à l’agence de presse vaticane «Fides», a affirmé que «L’Eglise a toujours eu une position claire sur la peine de mort, en ce qu’elle croit fermement en la possibilité du repentir et du changement de vie. Aussi dans le cas de Dara Singh, l’Eglise veut lui offrir l’opportunité de changer de vie, même s’il a commis un crime odieux. L’Eglise pense à conserver et à promouvoir la vie, plutôt qu’à l’enlever. Pour cela, elle accorde une grande attention aux valeurs du pardon et de la réconciliation».
La conversion forcée: une insulte à la dignité de la personne
La Cour a rejeté l’instance d’annulation de l’ensemble des délits imputés, confirmant la condamnation pour tous ceux qui adhèrent à des forces extrémistes qui tendent à diviser le pays et à troubler l’harmonie sociale. En outre, l’Eglise a exprimé sa perplexité quant à la dernière partie de la décision, où la Cour déplore «l’usage de la force ou de la provocation pour interférer dans le credo de quelqu’un». «En parlant de conversions forcées – a relevé le communiqué des évêques –, on peut donner l’impression que c’est justement le problème de la conversion religieuse qui a provoqué le crime», un fait que les évêques démentent catégoriquement. L’Eglise – ont-ils noté – «a toujours affirmé qu’elle ne croit pas et qu’elle ne soutient aucune tentative de conversion forcée, la considérant comme étant une insulte à la dignité de la personne».
Le texte a encore rappelé que «la conversion est un choix qui intervient au plus profond de l’âme humaine, grâce à la rencontre avec Dieu». De plus – a précisé le texte –, «la Constitution indienne garantit la pleine liberté de conscience et de religion», principes que l’Eglise a toujours pleinement respecté. (apic/fides/pa/ggc)



