Arabie Saoudite: Un prêtre catholique et une centaine de fidèles arrêtés pour avoir célébré la messe

Douze Philippins et un prêtre français interpellés

Riyad, 6 octobre 2010 (Apic) Selon Migrante, ONG philippine œuvrant à la défense des droits des travailleurs philippins expatriés, la police religieuse a surpris, le 1er octobre dernier, un prêtre catholique et une centaine de fidèles en train de célébrer la messe à Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. L’ONG philippine, qui a rendu la nouvelle publique le 5 octobre 2010, précise que douze Philippins figurent au nombre des personnes interpellées.

Depuis Manille, John Leonard Monterona, coordinateur de Migrante pour le Moyen-Orient, a indiqué que les fidèles s’étaient rassemblés dans un estiraha du district Nadeem de la capitale saoudienne. Un estiraha est un lieu que tout un chacun peut louer afin d’y organiser un anniversaire, un mariage ou une fête quelconque. La police religieuse, la muttawa, sans doute informée du rassemblement, est intervenue pour y mettre fin. En Arabie Saoudite, la célébration publique ou privée de tout autre culte que le culte musulman est formellement interdite.

Prêtre français

Selon le ministère philippin des Affaires étrangères, l’ambassade des Philippines à Riyad «suit attentivement l’affaire». Le chargé d’affaires actuellement en poste dans la capitale saoudienne, Ezzedin Tago, a précisé que le prêtre appréhendé en même temps que le groupe de fidèles était de nationalité française. «Les Philippins interpellés ont plaidé auprès de la police pour que leur cas soit déféré devant le procureur afin que celui-ci détermine s’ils étaient en droit d’être remis en liberté au titre du kaffala» (un régime de liberté conditionnelle dont l’employeur saoudien d’un travailleur étranger est le garant). Selon les dernières informations obtenues par l’agence Eglises d’Asie, le prêtre et les fidèles ont été remis en liberté et ne semblent pas pour l’heure menacés d’être expulsés du pays. Par le passé, dans un certain nombre d’affaires similaires, des expulsions ont en effet été prononcées. (apic/eda/nd)

6 octobre 2010 | 11:33
par webmaster@kath.ch
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