Romandie: Débat télévisé entre un rabbin et un ancien juge sur la circoncision
Droit à l’intégrité corporelle ou droit des parents à un choix religieux?
Genève, 7 septembre 2012 (Apic) Le magazine «Faut pas croire» aborde, samedi 8 septembre à 13h20 sur RTS Un, la question de la circoncision. Ce «petit bout de peau qui fâche» permettra à deux personnalités de s’exprimer: le rabbin genevois Marc-Raphaël Guedj, directeur de la Fondation «Racines et Sources», et l’ancien juge fédéral Claude Rouiller.
Que faut-il privilégier, le droit à l’intégrité physique de l’enfant ou le droit des parents à éduquer leur descendance en conformité avec leurs croyances religieuses? Tel est l’enjeu du débat sur la circoncision, une pratique usuelle du judaïsme et de l’islam, soudain revenue sur le devant de la scène, annonce le CCRT (Centre catholique de Radio et Télévision) dans un communiqué diffusé le 7 septembre.
Remise en cause d’une pratique millénaire
Deux personnalités romandes, le grand rabbin Marc-Raphaël Guedj, directeur de la Fondation Racines et Sources, et l’ancien juge fédéral Claude Rouiller prendront part à la discussion animée par Aline Bachofner. La circoncision pour motifs religieux a été jugée contraire aux intérêts de l’enfant par un tribunal allemand le 26 juin dernier. La discussion portera sur deux interrogations: Pourquoi les juges remettent ainsi en cause une pratique millénaire? Faut-il limiter la liberté religieuse au nom des droits de l’enfant?
L’affaire démarré à Cologne en juin, lorsque le tribunal de grande instance de Rhénanie-du-Nord – Westphalie a interdit la circoncision à des fins religieuses. Sa décision se fondait sur une affaire remontant à 2010. Une circoncision pratiquée sur un enfant tunisien de 4 ans avait provoqué un saignement jugé suspect par la mère de l’enfant. Amené à l’hôpital, le garçon avait été soigné rapidement. Mais le procureur du Land allemand avait porté plainte pour atteinte corporelle contre le médecin qui avait pratiqué la circoncision. Ce dernier avait été relaxé, mais le tribunal a considéré la circoncision comme un délit pénal parce qu’elle modifie le corps de façon «durable et irréparable». Pour les juges allemands, le droit de l’enfant à l’intégrité physique prime sur le droit des parents.
Les réactions des communautés religieuses n’ont pas tardé. De son côté, le comité d’éthique allemand s’est prononcé le 23 août en faveur de la circoncision, mais sous conditions.
Encadré:
Faut pas croire, Un «petit bout de peau qui fâche»:
– Samedi 8 septembre à 13h20 sur RTS Un.
– Rediffusions sur RTS Deux dimanche 9 septembre à 18h25 et vendredi 14 septembre à 14h55.
(apic/com/bb)



