Estavayer-le-Lac: Rencontre des jeunes religieuses et religieux de Suisse romande
Echanger, se former et cultiver les liens d’amitié
Estavayer-le-Lac, 18 mars 2012 (Apic) Réunis au centre d’accueil La Source, à côté du monastère des Dominicaines d’Estavayer-le-Lac, près de vingt jeunes religieuses et deux religieux venant des cantons du Valais et de Fribourg ont planché durant week-end du 17-18 mars sur la place de la liturgie dans la vie religieuse.
Ils participaient à la réunion annuelle du Réseau des jeunes religieux(ses) de Suisse romande (*), qui rassemble des personnes de moins de 50 ans et/ou de moins de 10 ans de vœux perpétuels, tant en provenance des congrégations apostoliques que des ordres monastiques.
Le Réseau dispose d’une liste d’une bonne cinquantaine de membres, essentiellement féminins, mais ils ne peuvent pas toujours tous se libérer pour un week-end de partage et de formation. Ainsi les religieux sont souvent engagés en paroisse à ce moment-là. Et en semaine, les jeunes religieux/ses aux études sont accaparés par leurs cours.
#Soutenir les jeunes religieuses
Ce week-end, la rencontre à La Source a rassemblé des religieuses de St-Maurice, de la Visitation, de Saint-Paul, de la Maigrauge, du monastère des Dominicaines d’Estavayer-le-Lac. Parmi elles, des religieuses venues du Sénégal, du Vietnam et de Madagascar. Les communautés nouvelles comme les Béatitudes, à Venthône (VS), ou le Verbe de Vie, à Pensier (FR), sont également invitées.
«Notre premier but, pour l’instant, est de soutenir les jeunes religieuses, car souvent il n’en reste qu’une ou deux par communauté», souligne Sœur Claire-Isabelle Siegrist, du Centre Romand de Pastorale Liturgique (CRPL) à La Pelouse, à Bex. La Sœur de St-Maurice (SSM) précise que le Réseau s’est constitué dès 2005 et qu’il a tenu sa première réunion en 2006.
«On veut être vivantes et on l’est ! Le Réseau nous aide à réfléchir, à nous poser des questions sur notre vocation, notre manière de vivre. C’est à nous de poser des questions, si nous voulons attirer des jeunes», poursuit-elle.
#»Notre vie ne va plus de soi…»
«Notre vie ne va plus de soi… Avant, on ne se demandait pas ce qu’était une religieuse, c’était une évidence, et entre les communautés, les distinctions entre les différents charismes étaient trop appuyées», renchérit Sœur Anne-Sophie. Aujourd’hui, avec la diminution des vocations religieuses, «la précarité nous oblige à aller à l’essentiel, on cherche ce qui nous unit, pas ce qui nous sépare».
Sœur Daniela rappelle que dans le passé, quand les communautés comptaient des dizaines de membres, «elles se suffisaient à elles-mêmes, elles n’avaient pas besoin d’aller vers les autres… Chaque communauté avait ses ›œuvres’, alors que maintenant, on cherche la complémentarité, ce qui nous unit. Aujourd’hui, dans certaines communautés, on se demande jusqu’où il est raisonnable d’accueillir des jeunes. Quelle perspective leur donne-t-on ? L’essentiel, c’est d’entrer dans la vie religieuse, et pas dans telle ou telle communauté. Il n’y a plus de concurrence entre les congrégations, c’est du passé. La pastorale des vocations, c’est pour la vie religieuse, plus pour une congrégation en particulier !».



