Ecosse: L’Eglise anglicane d’Ecosse se penche sur l’agriculture biologique
Ses partisans priés de ne pas «idolâtrer» la nature
Edimbourg, 3 juin 2002 (APIC) Les partisans d’une agriculture biologique sont priés de ne pas «idolâtrer la nature», recommande dans un rapport l’Eglise anglicane d’Ecosse. Elle met en garde ses fidèles pour qu’ils ne considèrent pas la nature comme «quasi divine».
L’avertissement figure noir sur blanc dans un rapport du programme «science, religion et technologie» (SRT) de l’Eglise d’Ecosse, qui décrit comme «néo-païenne» l’attitude selon laquelle la nature «ne doit pas être touchée de crainte qu’elle ne se retourne contre nous».
Selon ce rapport, cette attitude est tout aussi contestable que l’opposé, qui consiste à promouvoir le rationalisme scientifique comme «une idole».
Le texte de ce document a été approuvé par l’Assemblée générale de l’Eglise d’Ecosse à Edimbourg le 30 mai. Le document affirme l’importance de la production biologique pour l’agriculture durable, mais préconise aussi l’approche «intégrée», considérée comme un compromis entre les pratiques agricoles intensives et l’agriculture biologique.
Selon les auteurs, l’agriculture intégrée recherche un équilibre entre le souci de l’environnement et l’utilisation de certaines technologies, entre autres celle des pesticides, et les organismes génétiquement modifiés «en de justes circonstances». «L’agriculture biologique, disent-ils, ne doit pas être considérée comme plus éthique que toute autre méthode intégrée».
L’agriculture biologique évite les pesticides et les engrais, et vise à établir un équilibre entre le rendement des cultures et la capacité du sol à libérer des éléments nutritifs, conviennent les auteurs du rapport. A leurs yeux cependant, même si l’alimentation biologique est souvent considérée comme plus saine, «il y a peu d’éléments démontrant le bien- fondé d’une thèse ou de l’autre». Le rapport souligne enfin que l’agriculture biologique ne signifie pas produits «purs». «Elle a ses propres problèmes de sécurité, par exemple concernant les micro-organismes dans le fumier». (apic/eni/pr)



