A l’aube du XIX siècle, à Bordeaux, le Père Guillaume Chaminade prend conscience que l’ordre ancien est révolu. Après le séisme de la Révolution française, il retient les valeurs d’égalité et de fraternité et y ajoute celle de la communauté et les applique aux laïcs et aux religieux. Ce qui ne va pas sans tension ni querelle. Pour Roland Carrupt, laïcs et religieux doivent travailler ensemble pour apprendre à se connaître et collaborer à une époque où il faut rassembler les forces.

Egalité, fraternité et…Marie

La béatification du Père Chaminade offre l’occasion de mieux connaître la pensée du fondateur des marianistes à travers un foisonnement de publications dont la dernière «Etre marianiste aujourd’hui», aux Editions Saint-Augustin. L’occasion aussi de tirer le bilan et définir de nouvelles lignes dans l’esprit du fondateur. Avec la diminution des vocations religieuses, depuis les années nonante, on assiste à la promotion des laïcs dans les écoles, dans les paroisses. Des groupes se constituent pour partager leur foi, des fraternités éclosent

Jean-Paul Federneder ne pense que le nom de «marianiste» soit un obstacle au dialogue œcuménique avec les réformés. Marie est la toile, l’arrière-plan de la spiritualité marianiste. C’est une présence discrète dont le rôle dans la vie du Christ est avéré. Marie invite les gens à être. Les marianistes font alliance avec Marie pour poursuivre la mission qui leur a été confiée par Dieu. (apic/mjp)

28 juillet 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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