Seul candidat déclaré à ce jour
Eglise réformée vaudoise: Ancien Conseiller d’Etat candidat au Conseil synodal
Lausanne, 19 mai 1998 (APIC) Le Conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) pourrait bientôt compter dans ses rangs un ancien Conseiller d’Etat. Le socialiste Daniel Schmutz, qui vient tout juste de quitter ses fonctions au Département des travaux publics, a confirmé au Service de presse protestant romand (SPP) les bruits qui circulaient depuis quelque temps autour de sa possible candidature à l’exécutif réformé. Le Conseil synodal de l’EERV compte sept membres: trois ministres, quatre laïcs.
Les prétendants laïcs à la succession de Jean-François Maire, président démissionnaire de l’exécutif réformé, ont formellement jusqu’au 26 juin, date du prochain Synode, pour faire acte de candidature. A ce jour, un seul candidat s’est déclaré: l’ancien conseiller d’Etat socialiste Daniel Schmutz. «Mon expérience et l’âge que j’ai me permettent de rendre ce service», a confié au SPP Daniel Schmutz, 55 ans.
L’Eglise réformée vaudoise va au-devant d’importantes échéances. A savoir: la mise en place du projet de réorganisation «Eglise A Venir», avec pour conséquence la révision du statut juridique de l’EERV, autrement dit la redéfinition des liens qui unissent l’Eglise et l’Etat dans le canton de Vaud.
«Mon engagement politique a découlé de mon engagement chrétien. Il y a cohérence entre les deux», explique le candidat Schmutz, qui fut durant de nombreuses années lecteur au culte à La Tour-de-Peilz. Entré au Conseil d’Etat en 1981, Daniel Schmutz y a siégé jusqu’en avril dernier. Il est licencié en économie et en sciences politiques. L’ancien Conseiller d’Etat socialiste siège encore dans de nombreuses commissions, il assure notamment la présidence des Retraites populaires et prépare aussi la prochaine Fête des Vignerons.
Le Synode (législatif) de l’EERV se réunit le 26 juin prochain en assemblée d’ouverture de législature. Il élira à cette occasion un nouveau membre du Conseil synodal. Les sept élus se partageront ensuite les portefeuilles et décideront de la présidence qui, selon le tournus établi, reviendra à un ministre, pasteur ou diacre. L’exécutif compte six conseillers de milice et un membre permanent, actuellement le pasteur Jean-Paul Perrin. (apic/spp/pr)



