Elles pourraient s’occuper des questions féminines

Egypte: Des oulémas favorables au choix de femmes comme Mufti

Le Caire, 20 février 2005 (Apic) Des éminents oulémas égyptiens, dont le recteur de l’Université d’Azhar, appuient l’idée selon laquelle l’islam permet à la femme d’être mufti. Cette fonction religieuse est exercée jusqu’à maintenant uniquement par des hommes.

Le mufti est appelé à interpréter la loi musulmane. Il a aussi pouvoir d’émettre des avis juridiques, appelés «fatwas» et de rendre des décrets religieux. Selon l’Agence de Presse Islamique (Iina), basée à Djeddah en Arabie Saoudite, le recteur de l’Université d’Azhar, Ahmed Al- Tayyib, ancien grand Mufti de l’Egypte, a déclaré qu’il «n’y a rien qui empêche une femme d’être mufti, en particulier pour ce qui concerne les questions religieuses propres à la femme».

Cette idée a également reçu l’appui de Usma Abdul Sami’e, un célèbre conférencier à l’Université de la charia (loi islamique) et du droit, et celui de Cheikh Yusuf Al-Bandary, membre du Conseil Suprême des Affaires Islamiques en Egypte. Cheik Mahmoud Ismail, conférencier à la faculté des principes fondamentaux religieux, également membre de l’académie islamique des recherches en Egypte, figure aussi au nombre des défenseurs de cette thèse.

L’université d’Al Azhar en Egypte est la plus haute autorité au monde de l’islam sunnite. (apic/ibc/bb)

20 février 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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