Les avocats commettraient un

Egypte: Interdiction religieuse de défendre un espionnant pour le compte d’Israël

Le Caire, 26 décembre 2000 (APIC) Les avocats égyptiens qui se hasarderaient à défendre un espionnant pour le compte d’Israël commettraient selon l’islam un , selon le grand mufti d’Egypte cheikh Nasr Farid Wassel. La prise de position du chef religieux musulman fait couler beaucoup d’encre en Egypte, où certains éditorialistes se sont demandés à quoi servent les tribunaux s’il suffit d’une fatwa, un décret religieux, pour condamner les gens.

Selon la presse égyptienne, aucun avocat n’a jusqu’à présent accepté de prendre la défense de l’accusé, Chérif Fawzi al-Filali, arrêté le 27 septembre dernier dans un banlieue du Caire sous l’accusation d’espionnage au profit d’Israël. Le jeune ingénieur de 34 ans est soupçonné d’avoir communiqué au Mossad, le service d’espionnage israélien, des renseignements sur l’armée égyptienne et les grands projets hydrauliques du pays. Son procès doit s’ouvrir le 13 janvier devant la Haute Cour de sûreté de l’Etat.

Plusieurs éditorialistes ont rappelé que la charia, la loi islamique, et les principes de la magistrature et de la justice égyptiennes garantissent à l’accusé le droit de se défendre, quelle que soit son crime. , a ainsi titré part mercredi le quotidien d’opposition libérale .

L’éditorialiste du journal estime que le mufti, par ses déclarations, a rendu l’accusé coupable, avant d’être passé devant les juges, alors que l’accusé est innocent, jusqu’à preuve du contraire, même s’il est accusé de trahison et d’espionnage.

26 décembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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