Des hommes craignent de perdre une partie de leur pouvoir
Egypte: Une femme pour la première fois nommée pour célébrer des mariages musulmans
Le Caire, 3 mars 2008 (Apic) Pour la première fois, en Egypte, une femme a été nommée pour célébrer des mariages musulmans. Cette nomination a permis de briser des siècles de tradition, même si cela fait grincer des dents dans certains milieux musulmans masculins qui craignent de perdre ainsi une partie de leur pouvoir.
Amal Soliman, 32 ans, une diplômée en droit civil et en droit criminel, a été choisie comme assistante judiciaire chargée d’officier lors des mariages musulmans, une fonction appelée «maazun». C’est la première femme au Moyen-Orient à occuper une telle charge. Elle pourra ainsi signer les actes de mariage et de divorce. Malgré certaines réticences masculines, Amal Soliman a estimé être «plus qualifiée» que ses collègues pour exercer la charge de «maazun», ou notaire.
Pour le ministre de la justice Mamdouh Mari, la nomination d’Amal Soliman est due à ses qualifications, pas à son sexe. Mère de trois enfants, cette diplômée en droit a été choisie pour cette fonction à laquelle avaient postulé dix hommes. Elle a estimé que comme femme, elle serait mieux à même de détecter si la mariée veut vraiment s’unir à l’homme qu’elle va épouser, ou s’il s’agit d’un mariage imposé par la famille.
L’un des arguments avancés par les opposants masculins à cette candidature est que les femmes ayant leurs règles ou venant tout juste d’accoucher n’ont pas le droit de pénétrer dans une mosquée. Elle a rétorqué que durant ces périodes, elle pourrait bien célébrer les mariages dans d’autres lieux. (apic/bbc/com/be)



