L’Abbé Martin Werlen regrette le manque de dialogue
Einsiedeln: Plus de place pour la démocratie dans l’Eglise
Einsiedeln, 13 avril 2009 (Apic) L’Abbé d’Einsiedeln, Martin Werlen, estime qu’il devrait y avoir davantage de place pour la démocratie au sein de l’Eglise, comme par exemple lors de l’élection d’un évêque.
Dans une interview accordée à la «SonntagsZeigung» le 12 avril, le Père bénédictin regrette qu’il manque une culture du dialogue au sein de l’Eglise.
Selon l’Abbé Werlen, il y a toujours eu des tensions au sein de l’Eglise, comme celles qui ont lieu actuellement à cause de la levée de l’excommunication des quatre évêques traditionalistes. Il s’est dit convaincu qu’au sein de la Fraternité Saint Pie X, il y avait aussi des personnes prêtes à dialoguer. Il a ajouté: «Si nous «ghettoïsons» un groupe, nous nous résignons à ce qu’il soit ce qu’il est.» Lui-même rencontre régulièrement depuis des années, Henry Wuilloud, le supérieur de la Fraternité en Suisse, pour discuter avec lui.
Le bénédictin déplore un manque de culture du dialogue dans l’Eglise: «La plupart du temps, la question se limite à : qui a raison? Qui a tort? C’est effrayant».
Il tient personnellement beaucoup au dialogue; c’est pourquoi il invite à chaque cérémonie de la dernière Cène, le Jeudi Saint, douze personnes pour le lavement des pieds.
Cette année, il a invité les organisateurs de la manifestation de Lucerne et de l’organisation de la prière à l’église St-Pierre. Selon l’Abbé, la difficulté du dialogue apparaît aussi dans le fait que les catholiques traditionalistes invités n’étaient pas disposés à une telle rencontre. (apic/ak/js)



