«Elections et questions majeures de la gouvernance»

Congo (RDC): Les évêques veulent préparer les responsables aux prochaines échéances électorales

Kinshasa, 23 mars 2011 (Apic) Les assises nationales de la Commission épiscopale «Justice et Paix» (CEJP) de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), réunissant les représentants des 47 diocèses de la République démocratique du Congo (RDC), ont lieu à Kinshasa, du 20 au 24 mars 2011, annonce le site allAfrica.com. Ces assises se penchent sur le thème «Elections et questions majeures de la gouvernance».

«Renforcer les capacités des responsables des Commissions diocésaines ’Justice et Paix’ et des noyaux de la ’Dynamique Femme’ pour la paix en RDC en techniques d’observation du processus électoral, de lutte contre la corruption et de non-violence active», est l’un des objectifs des assises nationales organisées au Centre Theresanum, dans la commune de Kintambo, par la Commission épiscopale «Justice et Paix» (CEJP) de la CENCO.

Il s’agit pour les organisateurs de développer «une vision partagée» des défis actuels du pays et de redynamiser la collaboration au sein du réseau «Justice et Paix». De ce fait, les travaux permettront de réfléchir, non seulement sur les questions liées aux prochaines élections, mais aussi sur celles ayant trait à la sécurité, à la fiscalité, à la dette de la RDC, à l’exploitation de ses ressources naturelles et aux stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté, ainsi qu’à la lutte contre la corruption.

Un suivi électoral essentiel

Le président de la Commission épiscopale «Justice et Paix», Mgr Fridolin Ambongo, qui a procédé à l’ouverture de la cession, a salué la présence massive des femmes agissant comme «éducatrices à la citoyenneté».

Pour le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Jacques Ndjoli, un suivi électoral est essentiel pour la nation congolaise. «La crise, qui frappe la RDC depuis 50 ans, est celle de la légitimité et d’une rupture de confiance», a-t-il notamment souligné, tout en estimant qu’il n’est plus question de «recourir aux armes et à l’auto proclamation». Il a indiqué que la CENI s’est engagée à participer à la construction d’un Etat de droit au Congo et qu’elle partage la conviction des évêques sur la construction d’un pays porteur d’espoir, quant à l’amélioration des conditions de vie de ses populations. (apic/allafrica.com/ibc)

23 mars 2011 | 17:23
par webmaster@kath.ch
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