Rappel des positions de l’Eglise
Elections législatives en Italie au printemps: le cardinal Ruini en campagne
Rome, 23 janvier 2001 (APIC) A quelques semaines des élections législatives en Italie, prévues ce printemps, le cardinal Camillo Ruini rappelle la position de l’Eglise sur l’euthanasie, la bioéthique, le reconnaissance des couples homosexuels ou encore l’immigration.
L’Italie ne doit pas avoir peur de se différencier de l’Europe, en particulier sur le plan de la bioéthique, de la vie, et de la famille, a déclaré lundi à Rome le cardinal Camillo Ruini, devant les évêques de la Conférence épiscopale italienne dont il est le président. A quelques semaines des élections législatives, le cardinal prône un débat «sérieux» sur les thèmes d’actualité qu’il reprend lui-même pour réaffirmer la position de l’Eglise sur chacun d’entre eux.
Concernant la bioéthique, le président de la Conférence épiscopale italienne aborde la question de la pilule du lendemain, mise en vente en Italie au mois d’octobre dernier, en précisant qu’elle «n’est pas seulement contraceptive mais abortive». Pour le cardinal, le débat sur les effets abortifs ou non de la pilule du lendemain – relancé par le Premier ministre italien, Giuliano Amato, le 4 janvier -, ne peut pas se faire en «changeant simplement le sens des mots».
Le vicaire de Rome «regrette» ensuite, au sujet de la dépénalisation de la drogue, que des personnes «investies de responsabilités publiques admettent des interprétations `permissives’». Le cardinal Camillo Ruini fait référence aux récentes déclarations du ministre italien de la Santé, Umberto Véronèse, en faveur de la légalisation des drogues douces.
Lois contraires aux valeurs éthiques universelles
Le cardinal Ruini, évoque l’arrivée en Europe de lois «contraires aux valeurs éthiques universelles». Il cite notamment la récente approbation en Hollande du mariage civil des couples homosexuels et de la loi sur l’euthanasie, ainsi que l’approbation des unions libres en Allemagne. Pour y faire face, le cardinal demande aux responsables politiques d’»affirmer les valeurs historiques et culturelles particulièrement enracinées en Italie».
Il insiste enfin sur l’éducation des jeunes, «surtout» à travers la télévision, qui laisse une place toujours plus grande, selon le cardinal, à des programmes «vides de toute signification authentique» et «qui font pression sur les instincts et les curiosités les plus vulgaires».
Le cardinal Ruini souligne enfin la «complexité» et la «difficulté» du phénomène de l’immigration. Pour le président de la Conférence épiscopale italienne, le respect de l’immigré doit être accompagné d’une attention à l’équilibre du pays d’accueil. «Il ne faut pas céder à l’indifférence vis-à-vis des valeurs du pays». (apic/imed/pr)




