Kenya: La Conférence épiscopale condamne les crimes du 13 juin dernier sur des religieux

Elle appelle aussi les Kenyans à l’unité et à la tolérance

Nairobi, 21 juin 2010 (Apic) La conférence épiscopale du Kenya (KEC) a condamné « dans les termes les plus forts », les crimes « atroces » commis sur des religieux et religieuses du pays, dans la soirée du dimanche le 13 juin 2010, à Uhuru Park, à Nairobi, lors d’une cérémonie de prière.

Dans un communiqué du vendredi 18 juin 2010, rapporté par le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), la KEC a dénoncé cette violence « insupportable sur des innocents ». « Nous tenons également à condamner les lâches actes de vandalisme irrévérencieux et de profanation à la Basilique Sainte de la famille, le lundi le 14 juin 2010 », a poursuivi la KEC, notant que cette attaque était dirigée contre « le sacrement le plus béni» pour tous les catholiques. Elle a déclaré « protester vigoureusement » contre ce genre de vandalisme.

Rejet de toute forme d’intimidation

Pour la KEC, les Kenyans doivent éviter de suivre la « route glissante de la violence et de l’intolérance », se serrer les mains et résister aux éléments, qui, parmi eux, sont « tordus » et cherchent à diviser le pays, pour le faire revenir « aux jours sombres de la violence ». « Nous appelons également Kenyans à être calmes et conciliants, les uns envers les autres».

Les évêques kenyans ont exprimé leur « préoccupation face aux attaques personnelles qui ont été faites à travers les médias et dans le public contre les dirigeants de l’Eglises, simplement parce qu’ils ont choisi de s’opposer au projet de Constitution et d’exhorter les Kenyans à rejeter le texte qui n’est pas bon pour notre pays ». Les Eglises chrétiennes s’opposent notamment à l’introduction de kadis ou juges musulmans dans les tribunaux, pour statuer sur les problèmes sociaux chez les musulmans : mariage, héritage, divorce, entre autres.

Continuer à vivre ensemble

« Les Kenyans ne doivent pas perdre de vue qu’ils doivent continuer à vivre ensemble comme nation »quelque soit l’issue du référendum du 4 août prochain », a poursuivi la KEC.

La Conférence a aussi exhorté les Kenyans à l’unité et à « parler d’une seule voix d’amour, de respect et de compréhension, sans distinction de race, de religion, d’ethnies », quelque soit leur opinion sur la nouvelle Constitution proposée. (apic/ibc/js)

21 juin 2010 | 14:15
par webmaster@kath.ch
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