«Elles sont la source symbolique du culte»
Fribourg: L’Eglise exclut de rendre les reliques de St-Nicolas à la Turquie
Fribourg, 7 janvier 2013 (Apic) Le prévôt de la cathédrale de Fribourg Claude Ducarroz, a exclu, dans le quotidien fribourgeois «La Liberté» du 7 janvier 2013, de restituer les reliques de St-Nicolas revendiquées par la Turquie.
«Nous ne rendrons jamais les reliques de St-Nicolas», affirme le prévôt dans le journal. «Elles appartiennent au Chapitre et au peuple fribourgeois».
Comme l’a annoncé l’Apic le 4 janvier 2013, la Turquie a relancé la campagne visant à «récupérer» les reliques de Saint Nicolas de Myre, dispersées depuis le Moyen Age. Elles sont actuellement réparties entre la basilique de Bari, en Italie, Saint-Nicolas-de-Port, en Lorraine, et la cathédrale Saint-Nicolas à Fribourg.
A Antalya, il est prévu prochainement l’ouverture d’un musée dédié à l’antique et mystérieuse civilisation de la Lycie, la région de naissance de Nicolas de Myre. Le bâtiment accueillera également les objets provenant des sites archéologiques de Myre et d’Andriake. Une section du musée sera dédiée aux premiers siècles chrétiens et à la vie du saint.
Les reliques servent à un culte, pas à une exposition
Le chanoine Ducarroz se dit étonné d’une telle demande de la part d’un Etat dominé par les islamistes, «en qui je n’ai pas confiance», précise-t-il. Le prévôt admet que les reliques ont été enlevées de Myre par des marins de Bari. «Mais c’était justement pour les protéger de l’avancée des Ottomans», explique-t-il.
«On peut faire un très beau musée pour illustrer la très grande figure de Nicolas de Myre avec d’autres documents et d’autres témoignages que ses ossements, souligne le chanoine. Un musée, ce n’est pas une église. Les reliques servent à un culte, et non pas à une exposition.»
Geste envers les Turcs
Claude Ducarroz admet qu’il y a des doutes quant à la réelle appartenance à St-Nicolas de Myre des ossements qui composent les reliques de Fribourg. Mais il justifie leur importance par le fait c’est à partir d’elles que le culte du saint s’est répandu dans le pays de Fribourg. «Elles représentent sa source symbolique», assène Claude Ducarroz.
Le prévôt se dit pourtant prêt à faire un geste envers les autorités turques et à leur fournir «des photos du reliquaire et beaucoup de documents sur ce qu’est devenu le culte de St-Nicolas chez nous.» (apic/lib/rz)



