En Afrique, le pape redira que l’on ne peut justifier la violence au nom de Dieu
Rome, 21.11.2015 (cath.ch-apic) Lors de son premier déplacement sur le continent africain, du 25 au 30 novembre 2015, le pape François renouvellera son appel à ne pas utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence, assure le secrétaire d’Etat du Saint-Siège. Dans une interview accordée au Centre de télévision du Vatican, le cardinal Pietro Parolin revient sur les thèmes majeurs du voyage du pape au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine.
«Le pape ne pourra pas ne pas avoir devant les yeux et dans le cœur ces images épouvantables des 147 étudiants tués au Kenya (en avril 2014, ndlr) et de tous ces gens, des jeunes surtout, assassinés à Paris», confie le cardinal Parolin au CTV. «Aujourd’hui, assure-t-il, les religions doivent trouver un moyen de collaborer afin d’aider l’humanité à devenir toujours plus fraternelle et solidaire; cela surtout à travers le dialogue interreligieux».
Ce premier voyage du pape en Afrique, explique encore le cardinal Parolin, sera aussi dominé par des thèmes présents dans l’Encyclique Laudato Si’ sur l’écologie humaine. A savoir l’importance de lutter contre la pauvreté, contre l’exclusion, d’assurer à toute la population une vie digne.
Ces thèmes devraient être particulièrement abordés par le pape lors de sa visite au siège des Nations unies, à Nairobi (Kenya). L’Office des Nations unies à Nairobi (ONUN) abrite en effet les quartiers généraux du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et du Programme des Nations unies pour les établissements humains (PNUEH), également appelé ONU-Habitat.
En République centrafricaine, assure en outre le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le pape François encouragera à soigner les blessures et dépasser les divisons, alors que le pays est en proie à des violences intercommunautaires. Un message que le pape devrait adresser aux Centrafricains, mais aussi à tous ceux qui cherchent à aider le peuple centrafricain à dépasser ce moment de crise, les ONG et les différents organismes de la communauté internationale. (apic/imedia/mp)





