En internationalisant le Collège des cardinaux, le pape montre un Eglise «plurielle»

«Chaque culture enrichit l’Eglise» et le pape François le montre en élargissant le Collège des cardinaux à de nombreux pays, estime Mgr Pedro Ricardo Barreto Jimeno. L’archevêque d’Huancayo, au Pérou, l’a confirmé le 26 juin 2018 lors d’une rencontre avec la presse au Vatican. Il fait partie des 14 prêtres qui recevront la barrette cardinalice le 28 juin.

Pour le futur cardinal, archevêque d’un diocèse des Andes péruviennes, à plus de 3’000 m d’altitude, la volonté du pape François d’internationaliser le Sacré collège vise à refléter que «l’Eglise est plurielle».

La pauvreté est omniprésente dans les Andes | © Jacques Berset

Un pape sensible aux plus pauvres

Ainsi, a-t-il illustré, par leur culture latino-américaine, les gestes du pape «parlent, crient». Pour sa part, a-t-il estimé, Benoît XVI a plus marqué par la profondeur de sa réflexion théologique tandis que le pape Jean Paul Ier a laissé la mémoire de son «sourire».

Plus particulièrement, a considéré Mgr Barreto, son élévation à la pourpre cardinalice montre le souci du pontife pour ceux qui vivent dans une pauvreté extrême et sont victimes d’exclusion sociale. Et notamment en Amazonie, zone où le prélat est très actif. Il est d’ailleurs membre du conseil préparatoire du synode dédié à cette région du monde et qui se tiendra en octobre 2019.

Le cardinalat, une surprise et un appel

Egalement présent, Mgr Giuseppe Petrocchi, évêque de L’Aquila, capitale de la région italienne des Abruzzes, a expliqué que sa nomination comme cardinal était une surprise. Le prélat l»«²a ainsi apprise par une personne âgée venue le trouver dans la sacristie après la messe. Puis la nouvelle lui a été confirmée.

Cette surprise est un appel qui nécessite selon lui une réponse immédiate et totale. Notamment «»³apprendre à faire le cardinal»«³, ce qui passe en particulier par chercher à s’approprier et à se rapprocher de la pensée du Souverain pontife.

En le nommant comme cardinal, a estimé Mgr Petrocchi, le pape François a voulu montrer son «amour de prédilection» pour les habitants de L’Aquila. Cette ville avait été ravagée par un violent séisme et partiellement détruite le 6 avril 2009. Le tremblement de terre a causé la mort de plus de 300 personnes, fait quelque 2’000 blessés et 65’000 sans-abri. (cath.ch/pad/xln/be)

Dans les Andes, l'Eglise au service des pauvres Tableau dans une église de Potosi | © Jacques Berset
27 juin 2018 | 08:00
par Jacques Berset
Temps de lecture : env. 2  min.
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