En septembre, le pape invite les fidèles à s'engager pour l'écologie
«La Terre a de la fièvre», s’alarme le pape François dans sa vidéo d’intention de prière pour le mois de septembre 2024, rendue publique ce 30 août. Le pape a choisi cette fois-ci une intention de prière «écologique», alors que l’Église catholique s’apprête à célébrer la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création le 1er septembre, et le «Temps pour la Création» jusqu’au 4 octobre – fête de saint François d’Assise.
«Si nous prenions la température de la planète, elle nous dirait que la Terre a de la fièvre. Elle est malade, comme toute personne malade», s’inquiète le pape François dans cette vidéo. Le pontife incite à écouter le «cri de la Terre» et «la douleur des millions de victimes des catastrophes environnementales».
« Ce sont les pauvres qui souffrent le plus des conséquences de ces catastrophes », dénonce le pontife argentin alors que s’enchaînent les images de personnes, adultes, enfants, contraints de migrer à cause « des inondations, des vagues de chaleur ou des sécheresses ».
Pour faire face aux «crises environnementales provoquées par l’homme», le pape appelle à changer «[ses] habitudes personnelles» et plaide pour des initiatives «sociales, économiques et politiques».
Avant qu’il ne soit trop tard
Selon les estimations du Forum économique mondial – rapportées dans un communiqué de présentation de la vidéo –, d’ici 2050, le changement climatique sans contrôle pourrait contraindre plus de 200 millions de personnes à se déplacer, faisant plonger 130 millions de personnes dans la pauvreté.
Commentant la vidéo, le père Frédéric Fornos, directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape – coordinateur de la vidéo mensuelle – enjoint à mettre « des noms et des visages sur les calamités et les drames vécus dans de nombreux pays ».
Il égrène alors une longue liste de catastrophes de ces deux dernières années : « Les feux de forêts immenses au Canada […] ; les incendies dévastateurs en Australie […] ; les inondations catastrophiques au Pakistan, qui ont submergé un tiers du pays, causant des centaines de morts et des millions de déplacés; les crues soudaines en Allemagne et en Belgique […] ; la sécheresse sévère en Amazonie, menaçant la biodiversité unique de cette région; les vagues de chaleur extrêmes en Inde, qui ont entraîné des centaines de décès et des conditions de vie insoutenables pour des millions de personnes; les ouragans dévastateurs aux États-Unis et dans les Caraïbes ».
« La pandémie, comme un train à grande vitesse obligé de s’arrêter un moment en pleine campagne, aurait pu être un temps pour […] réorienter notre société, notre vie, avant qu’il ne soit trop tard, en protégeant notre maison commune… mais tant d’intérêts nous aveuglent », glisse le prêtre jésuite français. (cath.ch/imedia/ak/gr)





