Réactions dans le Jura et dans le canton de Vaud
Encadré
à la suite des nominations des deux nouveaux évêques
Du côté des autorités de l’Eglise protestante vaudoise, où l’on n’avait
pas encore pris connaissance de la lettre de Mgr Mamie annonçant la nomination de Mgr Burcher, on espère poursuivre la bonne collaboration qui
s’était instaurée avec Mgr Bullet.
Le pasteur Jean-Paul Perrin, président du Conseil synodal de l’Eglise
réformée du canton de Vaud, ainsi que le pasteur Marcel Piguet, membre permanent de ce même Synode, déclarent ne pas connaître personnelemnt le nouvel évêque. «Que Mgr Burcher soit jeune et au bénéfice d’une expérience pastorale me semble particulièrement positif»,
Même son de cloche du côté du pasteur Piguet, qui exprime un souhait:
«Celui de voir continuer avec lui les excellentes relations que le Conseil
Synodal vaudois et moi en particulier avons eu le privilège d’avoir avec
Mgr Bullet. Toutes ces dernières années, nous avons pu être très régulièrement en contact et partager les problèmes qui nous sont communs». «Mon
voeu… est que ce qui a été commencé et mis en place puisse se poursuivre
pour le bien des relations oecuméniques.
Nomination de Mgr Vogel bien accueillie dans le Jura
Dans le Jura, l’élection de Mgr Vogel a été apprise avec satisfaction.
Administrateur de la collectivité ecclésiastique cantonale et président de
la Conférence centrale catholique romaine (RKZ), Joseph Boillat «se réjouit
de cette nomination», même s’il déclare ne pas connaître personnellement le
nouvel évêque de Bâle. «Ce que je sais de lui me donne toute confiance en
l’avenir. Je suis très heureux que nous ayons un évêque jeune». «Déçu» que
ce ne soit pas un Jurassien? «Non. Nous avons un diocèse de 1,1 million de
catholiques, dont près de 100’000 francophones. Cela ne nous gêne nullement
d’avoir un évêque de langue allemande. Avec l’expérience que nous avons
faite avec Mgr Wüst, ou Mgr Hänggi, j’ai toujours été très heureux de collaborer avec eux. Et je n’ai jamais senti de fossé… au contraire. Je
crois pouvoir dire que l’un et l’autre ont toujours été très appréciés dans
le Jura. Tous les cantons sont respectés dans le diocèse, y compris le Jura, qui compte 54’000 catholiques.
Quant au ministre jurassien François Lachat, il souhaite la bienvenue à
«notre nouveau pasteur qui détient une partie de l’héritage du Prince-Evêque de Bâle, à savoir le pouvoir spirituel». Il émet en outre le voeu que
le nouvel évêque «puisse appréhender parfaitement le particularisme du Jura
qui, avec le Jura-bernois et Bienne, est la seule partie de langue française de son gigantesque diocèse». (apic/pr)




