Conséquences du néolibéralisme en Suisse aussi
Encadré
D une intervention liminaire en début de séance samedi, Pierre-Yves Maillard a déploré «l’image d’une Suisse barricadée, fermée, brutale, comme si notre pays devait servir d’abri retranché à la fois aux capitaux et aux capitalistes néolibéraux du monde entier, au mépris de la démocratie, de la tolérance et de la plus élémentaire raison». Au nom de la délégation suisse, il a tenu à dire à ses collègues du monde entier qu’il y a en Suisse «des centaines de milliers de consciences qui se soulèvent d’indignation en voyant cette brutalité». Il a accusé les pouvoirs publics suisses d’avoir «sali l’honneur de la Suisse» en réprimant les manifestants anti-Davos.
Le parlementaire socialiste vaudois a rappelé que la «régression néolibérale» produisait également ses effets en Suisse: développement du travail précaire, privatisations et démantèlement du service public, restructurations industrielles, etc. Le conseiller national a ensuite relevé que la délégation suisse a beaucoup appris durant son séjour au Brésil sur les résistances populaires




