Encadré
Le «train de la paix»
Quelque 250 responsables de douze religions des cinq continents ont effectué le voyage dans le même train. Les «voyageurs de la paix» se sont ensuite directement rendus dans les différents couvents protégés par 1000 agents des services de sécurité italiens. Le pape, qui est apparu en assez bonne forme, a salué au départ de la Cité du Vatican plusieurs dignitaires à bord du train peu avant que Daniele Del Vai, chef de gare du Vatican, ne lève la main pour donner le feu vert au convoi. Après avoir quitté les limites territoriales du Vatican, la locomotive à diesel du train a été remplacée par une motrice électrique.
Parti peu après 8h30 de la Cité du Vatican, le train n’a fait aucun arrêt, ralentissant visiblement dans les gares traversées, parmi lesquelles Terni, Spleto, Foligno, Spello. Malgré le temps gris, maussade, plusieurs centaines d’enfants des écoles, des adultes et nombre de travailleurs ont marqué en temps d’arrêt au passage du train dans les localités. Agitant drapeaux et mains. Dans son compartiment, sur son siège placé près de la fenêtre, Jean Paul II s’est levé dans pratiquement toutes les localités traversées, pour répondre aux saluts des riverains, bénissant le public ou agitant à son tour la main pour le saluer.
Plusieurs centaines de personnes l’attendaient à la gare de Sainte-Marie des Anges, située en contre-bas de la ville d’Assise. Jean Paul II a été accueilli par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, reparti aussitôt après. De nombreux habitants d’Assise et pèlerins étaient restés à la gare et tout au long du trajet jusqu’à la basilique d’Assise, afin de saluer le pape par des applaudissements et en agitant de multiples drapeaux jaune et blanc, aux couleurs du Saint-Siège. Le président de la république italienne, Carlo Ciampi, est pour sa part arrivé en début d’après-midi, afin de participer à la cérémonie de condamnation du terrorisme.
Le «convoi papal était composé de sept wagons «1ère classé». L’emblème du Saint-Siège la tiare et les deux clefs avait été rajouté pour l’occasion sur chacune des voitures provenant de la société nationale des chemins de fer italiens. Le Vatican avait demandé que seulement le «strict minimum» agrémente l’intérieur des wagons. Durant le voyage, Jean-Paul II a par ailleurs souhaité rester seul dans sa voiture avec seulement 18 de ses proches collaborateurs. Jean Paul II avait lui-même demandé à ce que ce trajet soit interprété comme le début de son pèlerinage qui devait se terminer le soir du 24 janvier après une journée comprenant trois grandes cérémonies dont deux publiques et un moment de prière séparé pour chaque délégation religieuse. (apic/ab/pr)



