Présence chrétienne au Forum social mondial
Encadré
Les organisateurs du Forum social mondial (FSM) convoqué sur le thème «Un autre monde est possible», espèrent réunir durant ces cinq jours plus de 12’000 délégués des cinq continents et de 40 à 60’000 participants. Le FSM, comme l’an dernier, est organisé en même temps que le Forum économique mondial de Davos, réunion annuelle des chefs d’entreprise et de gouvernement, qui aura lieu exceptionnellement cette année à New York.
Le FSM est mis sur pied par huit organisations, dont la Commission «Justice et Paix» de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB). Son secrétaire exécutif, Francisco «Chico» Whitaker, souligne que la CNBB ne s’était pas trop impliquée dans la première édition du FSM, alors qu’aujourd’hui elle organise une des conférences centrales sur le thème de la faim dans le monde. Deux évêques membres de la CNBB figurent parmi les orateurs. En plus de la Commission «Justice et Paix», les sept autres organisateurs sont l’Association brésilienne des organisations non gouvernementales (ABONG); ATTAC Brésil (Association pour l’application de la taxe Tobin sur les transactions financières pour l’aide aux citoyens); l’Association brésilienne des entrepreneurs pour la citoyenneté (CIVES); la Centrale Unique des Travailleurs (CUT); le Centre de Justice Mondiale (CJG); le Mouvement des Sans Terre (MST) et l’Institut brésilien d’analyse sociale et économique (IBASE).
Soixante conférences, plus de 900 ateliers, différentes activités comme le Tribunal contre la dette des pays du Sud, ainsi que de nombreux témoignages de personnalités internationales, constituent le programme de base du FSM. Le Conseil des Eglises d’Amérique latine (CLAI), qui a son siège en Equateur, a annoncé l’envoi d’une délégation «Non seulement des catholiques mais aussi diverses organisations protestantes et ?cuméniques participeront au Forum», a confirmé à l’agence ?cuménique ENI Francisco Whitaker en soulignant que l’esprit du Forum exprime un profond et authentique humanisme. «Non seulement un autre monde est possible, mais il est urgent et nécessaire de le construire.» Le pasteur luthérien Andreas Schneider, de l’Eglise de Kandersteg, fait partie de la délégation suisse à Porto Alegre composée de 25 parlementaires, personnalités des milieux politiques, sociaux, syndicaux, religieux et d’organisations non gouvernementales, et d’une dizaine de journalistes. (apic/eni/be)



