Encadré

L’Eglise aussi est influencée par la prédominance néo-libéral de la «culture de la non solidarité»

Parmi les organisations qui s’opposent à la globalisation, se trouvent des membres des organisations ?cuméniques, de l’Eglise catholique brésilienne et de différentes confessions protestantes. Selon Frei Betto, 57 ans, théologien de la libération, directeur de la revue politico-culturelle «America Libre», «les moyens de communication sont les seuls facteurs qui permettent le dialogue et l’échange d’expériences entre les différents milieux de la société». En conséquence, il faut «un système d’information alternatif pour mettre fin à l’hégémonie d’une communication directe du haut vers le bas».

«La communication mondiale, explique le théologien, est dominée par les agences d’information des Etats-Unis et par la culture du divertissement de Hollywood. Ce système cache la vraie réalité des gens humbles. Partant de là, explique-t-il, nous devons avoir des moyens de communication alternatifs, comme au Brésil», et le Forum de Port Alegre est, selon lui un exemple de communication alternative.

Quant à l’Eglise, «elle est comme les autres institutions de la société. Comme la famille ou l’école, elle ne peut échapper aux contradictions qui affligent la société. Et si nous vivons dans une société dominée par la pensée unique néo-libérale, alors même la culture de la non solidarité influence l’Eglise, en quelque sorte, et s’y reflète», conclut Frei Betto.(apic/vid/sh)

31 janvier 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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