Né en 1910 pour contrebalancer la presse protestante et radicale vaudoise

Encadré

C’est sous le nom de «l’Echo vaudois» que le journal fut fondé en 1910 par le curé du Saint-Rédempteur à Lausanne, l’abbé Marius Besson, qui allait devenir évêque de Lausanne Genève et Fribourg. L’Eglise catholique cherchait alors à contrebalancer la presse vaudoise, protestante et radicale. Ce même prélat allait également lancer l’Echo illustré (actuel Echo magazine) le 18 janvier 1930, à l’intention des autres cantons romands.

C’est également dans les années 30 que l’Echo vaudois fusionne avec le Courrier neuchâtelois pour devenir L’Echo et prendre pied dans l’arc jurassien. Imprimé dès le début sur les presses de l’Imprimerie Saint-Paul, le journal quitte Fribourg pour Genève en 1948, où il sort désormais sur les presses du «Courrier de Genève». Depuis 1974, «L’Echo romand» est imprimé à Lausanne, aux IRL. L’hebdomadaire catholique romand, a connu en 92 ans d’existence, quatre rédacteurs en chef. A Marius Besson succède Paul Theurillat en 1938. Puis l’abbé Joseph Beaud en a tenu les commandes en 1962, avant de les confier en 1997 au théologien laïc Bernard Litzler.

Après le renouvellement de l’équipe rédactionnelle de 1997, l’hebdomadaire s’est doté d’une nouvelle présentation graphique. De nouveaux caractères et une maquette plus aérée donnent un coup de jeune à ce journal alors âgé de 87 ans, dans le but de s’affirmer dans le domaine de l’actualité religieuse sur la scène romande.

Dès 1998, l’Association de L’Echo s’est approchée des Editions Saint- Augustin pour trouver un partenaire éditorial et financier reconnu. De cette union naissait en mars 2001 la S.à.r.l. des Publications de L’Echo, société éditrice du journal jusqu’à maintenant.

En 2001, le journal passe de «l’Echo romand» à «Nouvel Echo». Suite à une confusion liée au nouveau nom, l’Echo magazine a jugé que «la nouvelle appellation n’était pas contrôlée et qu’elle lui était une concurrence nuisible». Le journal avait alors décidé après 9 mois de reprendre son ancien titre. (bb)

Encadré

Près de 2’000 abonnés déjà dans les deux hebdomadaires

L’Echo magazine, édité à Genève, n’est pas menacé d’extinction. «Le journal est en situation financière saine. Nous sommes bénéficiaires depuis plusieurs années», soutient le Père Albert Longchamp, jésuite, rédacteur en chef. L’hebdomadaire, en main de la Maison d’édition Saripresse SA à Genève, compte actuellement 20’000 abonnés, en grande majorité dans les cantons catholiques et surtout en Valais. La reprise des abonnés de L’Echo romand ne va pas constituer, selon le Père Longchamp, une opération juteuse: «Près de la moitié de leurs 4’000 abonnés le sont déjà chez nous».

Jusqu’à l’échéance de l’abonnement en cours, les lecteurs de l’hebdomadaire l’Echo romand qui ne s’y seront pas opposés jusqu’au 19 août recevront l’Echo magazine en échange. Trois autres alternatives seront proposées: abandonner la créance et en faire le don à l’Echo romand, recevoir un lot de livres de St-Augustin ou demander une restitution de 36.– «Que vouliez faire d’autre?», demande Robert Desponds, qui a mené l’opération de reprise du journal, «Chaque numéro de l’Echo romand nous coûte. Continuer la publication jusqu’à l’échéance de l’abonnement nous aurait mis en sérieux danger de faillite». (bb)

Encadré

Y a-t-il un catholique pour sauver l’Echo?

«En difficultés financières depuis de nombreuses années, L’Echo romand a tout tenté pour survivre, malgré la chute constante de son nombre d’abonnés et la motivation de sa rédaction», affirment les «Publications de l’Echo» dans l’hebdomadaire, en soulignant plus loin que «la réalité des chiffres est là».

Avec un total de près de 12’000 abonnés (version hebdomadaire et mensuel paroissial réunis), «l’Echo romand» enregistre selon les renseignements grappillés par l’APIC environ 50’000 francs de pertes annuelles. Ce montant ne serait certainement pas insurmontable si une volonté de maintenir la publication existait véritablement. Mais qui, dans le contexte actuel, y voit encore un intérêt? Bernard Litzler, tout en précisant que les abonnés du mensuel paroissial changent simplement de main, reconnaît que les enjeux ont totalement changé dans le paysage religieux romand et que le soutien des responsables de l’Eglise s’effrite. «Cela fait 30 ans que les autorités de l’Eglise catholique rêvent d’un hebdomadaire catholique unique pour la Suisse romande», souligne le désormais ex-rédacteur en chef de l’Echo romand. (bb)

APIC Dossier

97ème voyage du pape hors d’Italie

Etape au Guatemala: une visite brève

Seconde partie

Rome, 17 juillet 2002 (APIC) Après des dizaines d’années de guerre civile et de conflit frontalier avec le Belize, le Guatemala est aujourd’hui ruiné économiquement mais aussi socialement. Un pays plus que jamais plongé dans la violence, dans la délinquance la corruption et une pauvreté plus grande que jamais. C’est donc dans un contexte difficile que Jean Paul II devra s’adresser aux Guatémaltèques. L’accent devrait particulièrement être mis sur le respect des droits des populations indigènes.

Même si l’étape de Jean Paul II dans ce pays sera brève, l’enjeu que comporte cette visite est important pour la population locale qui se dit inquiète, aussi d’une éventuelle annulation de la visite pontificale.

Dans ce pays le plus peuplé d’Amérique centrale, la population est à 85% catholique – la seconde religion étant le protestantisme, avec 13% de fidèles -, près de 500’000 fidèles sont attendus pour l’unique célébration du voyage, le 30 juillet 2002. A cette occasion, le pape canonisera le bienheureux Pedro de San José de Betancourt, le premier saint guatémaltèque.

Jours fériés

La population préparera le voyage du pape dès le 25 juillet, par des célébrations présidées par l’archevêque de Guatemala, Mgr Rodolfo Quezada Toruno. Le 27, le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, présidera une cérémonie avec des malades et des personnes âgées, alors que le 28, c’est le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques, qui célébrera la messe sur la place centrale de Guatemala, devant la cathédrale, à la veille de l’arrivée de Jean Paul II. Les 29 et 30 juillet ont été déclarés fériés par le gouvernement pour permettre au maximum de personnes de participer à l’événement.

Toutefois, les rumeurs se font de plus en plus insistantes sur l’éventualité d’une annulation de l’étape au dernier moment, malgré un démenti de Joaquin Navarro-Valls, le porte-parole du Saint-Siège, le 2 juillet dernier. «Il n’existe aucun changement au programme», s’était-il contenté d’affirmer.

D’après les journaux guatémaltèques, le coordinateur des voyages du pape, le Père Renato Boccardo, «a confirmé le voyage de Jean Paul II dans toutes ses étapes». Par ailleurs, Mgr Piero Marini, le maître des cérémonies pontificales, était au Guatemala la semaine dernière pour mettre au point les derniers préparatifs. (apic/imedia/pr)

17 juillet 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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