Historique du lieu de culte
Encadré
L’histoire du lieu de culte catholique de Yagma remonte au 10 mars 1966, lorsque le Cardinal Paul Zoungrana, alors archevêque de Ouagadougou, lançait le défi :»Trouvez vous-mêmes des lieux qui vous plaisent. Aménagez-les et nous y viendrons». Un an plus tard, le 2 avril 1967, le français Laurent Ghilat et son fils Louis découvrent les trois collines de Yagma, et commencèrent les travaux d’aménagement du site en lieu de dévotion, avec l’appui des chefs coutumiers de la localité qui ont offert le terrain. Le 31 mars 1968, le lieu accueillait ses premiers pèlerins. La Croix victorieuse sur la colline du Calvaire est plantée. Puis, comme à Béthléem, en Judée, et à Lourdes en France, les travaux de construction de la Grotte de Yagma prennent fin, le 22 avril 1969. Lors du deuxième pèlerinage le 6 mai 1969, la statue de la Vierge Marie entre triomphalement à Yagma. Le Cardinal Paul Zoungrana de déclarer, le 5 février 1971 Yagma lieu de «Pèlerinage diocésain». Ce n’est que le 6 février 1988 que la Conférence épiscopale Burkina-Niger déclara l’endroit «Centre de pèlerinage national». Des quêtes sont alors organisées dans les paroisses pour les chantiers de Yagma. Mais, à la veille de la première visite sur les lieux de feu le pape Jean Paul II au Burkina-Faso, un inconnu brise la statue de la Vierge en petits morceaux. Ce qui obligea la reprise des travaux de reconstruction d’une nouvelle grotte, plus grande.
C’est alors que le 29 janvier 1990, 600’000 pèlerins se bousculaient à Yagma pour accueillir le Pape Jean Paul II qui venait au Burkina pour la deuxième fois. A la fin de la célébration eucharistique, le saint père bénit de ses propres mains la statue de la Vierge de Lourdes qu’il offre lui-même à Yagma, et encouragea la construction d’un sanctuaire digne de la Vierge Marie à Yagma dont la cérémonie de bénédiction par Mgr Dieudonné Yougbaré, alors Evêque de Koupéla, eu lieu le 11 février 1990. Ce jour-là, 200 enfants y ont reçu le baptême.
En septembre 1991, les travaux de construction de la Basilique commençaient mais ne dureront que jusqu’en janvier 1992, faute d’argent. Une nouvelle pierre fût posée, pour la seconde fois, le 12 décembre 1992. Même si c’était la « bonne pierre », si les travaux ne se sont pas pour autant terminés, car ils se sont encore arrêtés pour la deuxième fois en avril 1993, les caisses du projet étant vides. Un troisième arrêt du chantier s’est s’imposé en novembre 2005, toujours par ma que d’argent. L’espoir né en avril 2000 de voir la Basilique s’achever avant le jubilé s’est vite s’estomper. Le chantier en est à son quatrième arrêt des travaux. (apic/ibc)



