L’historique en chiffres

ENCADRE

En 1922, la Société des Nations, qui avait placé la Palestine sous mandat britannique, avait déjà tenté de trouver une solution originale en proposant un «corpus separatum» pour Jérusalem. En 1947, la résolution 181 de l’ONU sur le partage de la Palestine reprenait cette idée et proposait que Jérusalem soit placée sous un régime international spécial. La résolution a été acceptée par les juifs et rejetée par les arabes. Après la création de l’Etat d’Israël, en mai 1948, le premier conflit israélo-arabe aboutit au partage de la ville en deux secteurs, le secteur occidental (juif) et le secteur oriental, qui passe sous contrôle de la Jordanie. Le 13 décembre de la même année, le parlement israélien déclare Jerusalem-Ouest capitale de l’Etat d’Israël. Pendant la guerre des Six Jours de juin 1967, Israël s’empare de la partie orientale et l’annexe. Le 30 juillet 1980, une «loi fondamentale» votée par la Knesset proclame Jérusalem «réunifiée et capitale éternelle d’Israël». Depuis, c’est la loi israélienne qui prévaut à Jérusalem-Est. L’annexion n’a pas non plus été acceptée à l’étranger. La quasi-totalité des ambassades en Israël sont installées à Tel-Aviv et selon la résolution 672 de l’ONU du 13 octobre 1990, Jérusalem-Est est un territoire occupé. (apic/avec les agences/pr)

24 juillet 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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