TVA: Caritas poursuivra sa résistance contre la Confédération
Encadré
Caritas Genève entend bien poursuivre le bras de fer, avec trois autres brocantes caritatives romandes et la Confédération. Exonérées de la taxe ajoutée (TVA) depuis 2001, ces dernières refusent en effet de payer les taxes et les intérêts en retard depuis 6 ans. Il ne s’agit pas de clopinettes. Les arrérages d’Emmaüs et de Caritas à Genève se montent ensemble à 800’000 francs.
«Depuis le 1er janvier 2001, nous sommes en effet exonérés de la TVA. Ce qui veut dire que notre combat était juste. Au début nous étions nombreux à ne pas vouloir payer». Jean Grob regrette d’avoir ainsi été peu à peu lâché. «Ils ont brisé notre solidarité». Un comble. «Au départ tout le monde s’était promis de résister. Nous étions même prêts à manifester à Berne». Aujourd’hui, Caritas Genève se retrouve seul, en compagnie du Centre social protestant du canton de Vaud, d’Emmaüs Genève et de Gloryland à Lausanne. Quant aux 16 Caritas cantonales…»Elles n’ont guère été solidaires, lâche Jean Grob, quelque peu dépité. Nous sommes en effet les seuls a n’avoir pas payé. Je le regrette».
Caritas Genève doit environ 400’000 francs depuis 95. Si l’œuvre caritative perd son bras de fer avec la Confédération, des postes de travail pourraient être supprimés, au niveau du service juridique ou de l’assistance sociale. La facture globale réclamée par la Confédération aux œuvres récalcitrantes se montent à près de 1,3 million. Les arrérages d’Emmaüs et de Caritas à Genève et du Centre social protestant du canon de Vaud se montent chacun à 400’000 francs. Celui de Gloryland à 53’000. Le Comité international Olympique (CIO) et le Musée olympique ont été exonérés de la TVA. La Confédération a ainsi renoncé à une rentrée de 2 millions de francs par an, par crainte de voir le CIO partir à l’étranger. (apic/pr)



