Encadré

«L’Osservatore Romano» décrit les relations œcuméniques entre la Grèce et Rome

Rome, 1er mai 2001 (APIC) A l’occasion du voyage de Jean-Paul II en Grèce et dans un climat de tensions entretenues par les ultra orthodoxes, «L’Osservatore Romano» publie un article historique sur les relations œcuméniques entre la Grèce et Rome depuis Vatican II, sous la plume de Mgr Eleuterio F. Fortino, sous-secrétaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Mgr Fortino, insiste sur la «nécessité d’une purification de la mémoire» et affirme que le pèlerinage de Jean Paul II les 4 et 5 mai, est «un signe de la haute considération que porte l’Eglise catholique à l’Eglise orthodoxe de Grèce».

L’auteur rappelle tout d’abord que «l’Eglise orthodoxe de Grèce, bien que chaleureusement invitée, n’avait pas envoyé d’observateurs lors du Concile Vatican II» et cela avait été perçu «amèrement» par les catholiques. Le premier signe de rapprochement avait été observé lors de la restitution, par l’Eglise catholique, à l’Eglise orthodoxe de Grèce, des reliques de la tête de saint André (patron de l’Eglise orthodoxe), en septembre 1964. La rencontre historique entre Paul VI et le patriarche de Constantinople en janvier 1964 avait aussi eu des retentissements dans toute les Eglises orthodoxes. Il y eut les mêmes échos positifs lorsque, deux ans plus tard, en décembre 1965, l’Eglise de Rome et le patriarcat oecuménique décidèrent de «condamner à l’oubli» le souvenir des sentences d’excommunication qui avaient été prononcées entre les deux Eglises en 1054. Cet événement avait été perçu en Grèce comme, «un grand pas pour la préparation du futur dialogue théologique entre les Eglises».

Au fil des années des relations se sont tissées et de nombreuses visites officielles eurent donc lieu entre Rome et la Grèce, notamment celle du président du Secrétariat pour l’unité des chrétiens, le cardinal Johannes Willebrands. Il avait ainsi déclaré en 1971, «il est nécessaire d’effectuer un travail de purification de la mémoire qui nous aidera à poursuivre le dialogue oecuménique». En 1979, l’Eglise de Grèce adhère à la commission mixte de dialogue théologique entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes. Cette commission a soulevé avec insistance, dès la première session, en 1980 à Patmos-Rodi, le problème de «l’uniatisme». L’Eglise de Grèce n’a pas envoyé de délégation à la session de Balamand en 1993, afin de montrer sa distance avec les positions que prenaient les autres Eglises orthodoxes face à ce problème. Lors de la dernière session de Baltimore, en juillet 2000, les représentants grecs renforcèrent leur position, rejetant l’existence même des Eglises orientales catholiques. (apic/imed/be)

1 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!