L’intérêt économique de la Chine à conserver le Toit du monde
Encadré no 3
Le Tibet est revenu sur le devant de la scène lorsque les émeutes ont été réprimées à Lhassa et le Prix Nobel de la paix attribué au dalaï-lama. Mais pourquoi donc la Chine s’obstine-t-elle à refuser toute négociation avec le chef des Tibétains en exil, se demande le mensuel de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) dans son édition de mars 2001.
Les montagnards ont souvent constitué une menace pour la sécurité et l’intégrité territoriales de la Chine impériale. Aujourd’hui, le Tibet représente un bouclier face à l’Inde. La Chine a installé trois sites de missiles au Tibet, pourvus de quatre-vingt-dix têtes nucléaires.
Le Tibet représente aussi une possibilité d’augmenter la production agricole de la Chine qui doit nourrir 20% de la population mondiale avec 7% des terres cultivables du globe. Le Tibet, ce sont avant tout des prairies (70% du territoire) et 70 millions d’animaux qui font vivre un million de personnes. L’introduction forcée de champs de blés clôturés, l’utilisation de semences hybrides, de pesticides et d’engrais menacent cet équilibre. L’exploitation des forêts très anciennes du Tibet, menée par les soldats chinois et les prisonniers ont conduit à une diminution de 40% de la surface boisée et à une accentuation dramatique des inondations en Chine, en Inde, au Bangladesh et au Pakistan.
Le Courrier de l’ACAT propose actuellement une série de cinq articles intitulés «Pourquoi le Tibet»; «La situation politique et sociale aujourd’hui au Tibet»; «L’intervention et la non-intervention des Etats»; «Camps, prisons et torture»; «Les militants au Tibet. Quelles actions possibles?» (apic/acat/mjp)



