Amman: Des dignitaires catholiques et musulmans condamnent l’enlèvement des jeunes nigérianes

Engagement commun pour la non violence et la liberté religieuse

Amman, 15 mai 2014 (Apic) Réunis à Amman, la capitale de la Jordanie, une délégation du Saint-Siège et des représentants du Royal institute for inter-faith studies de la ville ont fermement condamné, le 14 mai 2014, «toutes formes de violence» et plus particulièrement l’enlèvement récent de jeunes filles nigérianes par le groupe islamiste Boko Haram. Au terme de leur rencontre de deux jours, ces hauts dignitaires catholiques et musulmans ont réaffirmé leur engagement pour la liberté religieuse et la résolution pacifique des conflits.

Les participants ont demandé la libération immédiate des plus de 200 lycéennes enlevées, afin qu’elles puissent rentrer dans leurs familles et à l’école. La délégation vaticane était emmenée par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

A l’occasion du troisième séminaire de ce type, consacré cette année au thème de l’éducation, les parties ont souhaité que la visite du pape François en Terre Sainte, du 24 au 26 mai prochains, soit une source d’espoir pour tous les peuples de la région.

Les participants ont redit leur attachement à la liberté religieuse, rappelant que les religions n’étaient pas la cause des conflits, mais que ceux-ci trouvaient principalement leur source dans l’ignorance. Bien comprises et pratiquées, les religions peuvent être un facteur de réconciliation et de paix, ont-ils estimé dans une déclaration conjointe, souhaitant l’engagement de chacun en faveur de solutions pacifiques aux conflits en cours dans le monde. (apic/imedia/mm/rz)

15 mai 2014 | 08:47
par webmaster@kath.ch
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