Impressionnant problème. Tout dépend du seuil que vous placez. La mesure de
Enquête pauvreté, Fragnière
la pauvreté est un problème qui est très souvent mal traité. La populastion
suisse se situe je dirais très massée autour d’un seuil de pauvreté. Parce
que c’est là qu’il y a beaucoup de gens. Dès que vous déplacez de quelques
dizaines de francs le seuil. Cela fait des effets de pourcentage assez important. Si j’observe tout ce qui a été étudié depuis 5 ou 6 ans, et même
les travaux en cours concernant le problème de la pauvreté, si on prend une
définition relativement reconnue, c’est universelle, c’est celle qui est
adaptée par les communautés européennes, l’Union européenne maintenant, qui
fixe le seuil de pauvreté à la moitié du revenu moyen de la population – en
général on élimine les extrêmes… milliardaires en haut et le bas parce
que pas répertorié, errant – En gros, la moitié du revenu moyen constitue
ce qui est communément appelé un seuil de pauvreté. A partir du moment ou
vous retenez ce seuil, vous avez en Suisse, on peut dire, entre 10 et 15%
de personnes, qui sont en-dessous de ce seuil. Là, c’est du sûr.
Comment on détermnine ce 10 ou 15%? Se pose un problème supplémentaire.
Si on prend les statistiques fiscales… difficultés classiques…. le problème des pensions alimentaires… le problème des étudiants… peut-on dire que le fils d’un toubib, étudiant à l’Uni et qui vit seul est un pauvre?
D’autres abberations fiscales se posent. Par exempls, un conseiller national du canton o?u j’habite, qui a une grosse entreprise, mais qui a 0 franc
de revenu. Frederici, pour ne pas le nommer. Ce monsieur passe donc pour un
pauvre d’après ce genre d’approche. Voilà pourquoi la fourchette de 10 à 15
est plausible.
Travaux en Valais… Perruchoud, Enard, à Neuchâtel, à Genève, dans le
cadre de l’hospice général, études vaudoises… Fribourg…. Refus du budget. On a l’accord des esprites autour des fourchettes indiquées. Une étude
à St-Gall, On a six ou sept seuils de pauvreté en Suisse… un pour les
prestations complémentaires, un pour les situations de faillites, un autre
pour les cotisations de l’assurance maladie… le remboursement des assurances, etc. Les seuils sont très différents les uns des autres. Ces effets
de seuils qui peut expliquer les différences.
POur une petite variation de 30 ou 40 francs sur un revenu familial, on
a des pourcentages de variations. Ce qu’on essaie de faire dans ces approches, c’est de ragrder aussi ce qu’on appelle la pauvreté potentielle, ou
les zones à risques, ou encore les zones de précarités. Pour une action politique et pour déterminer une préoccupation à la stratégie sociale, il y a
une bonne dizaine pourcent de personnes qui sont disons pauvres et une bonnes autre dizaines qui sont en situation de fort risque.
Si on est à 100 francs au-dessus du seuil… un petit pépin… une dent
cassée par exemple, vous entrez en turbulence. Dewpuis une année, il y a un
deux ou trois % de personnes qui ont certainement payé le prix de cette affaire.
Toujours trois choses à dire pour la compréhension: une référence de caractère européen, le fait que de petite fluctuation change les pourcentages, pour la prise de conscience du phénomène, 10% de pauvres en moyenne
plus 10% de personnes en danger. C’est une estimation tout à fait convenable.
Par rapport à il y a 10 ans?
Sur les inégalités…. le dernier travail substensiel a été fait par
l’équipe de René Levy, qui peut-être atteint à Mésière, VD, près d’Oron. A
l’Uni de Lausanne, à la Faculté de science sociale et politique de l’Uni de
Lausanne.
Une étude précise et fiable au Tessin, sur les nouveaux cas d’assistance. Il apparaît que plus du tiers des nouveaux cas sont directement issus
du chômage des cas d’assistance publique. Le phénomène était dérisoir auparavant et jusqu’à une période récente. Un autre indice, c’est l’explosion
des rentes AI. Une nouvelle «invalidité qui apparaît… invalidité sociale… qui n’est pas disons légale, mais on trouve facilement des commissions ou des médecins pour déclarer que il y a invalidité… Le délficit de
l’AI devrait s’estimer à un milliard l’an prochain. Dans le canton de FRibourg, Mollard a calculé les nouveaux cas d’assistance concernant les confédérs, parce que là c’est les communes qui ont les données pour l’ensemble, Mollard découvre le même phénomène. On constate que ce qui ressort de
Fribourg et du Tessin va dans la même direction.
Différence d’accès à l’assistance publique selon les régions…. qui
vont de 1 à 10. Les chiffres de l’assistance n’ont pas une signification
directe.
Volonté des pouvoirs politiques d’affronter le nouveau problème…?
200’000 malheureux francs ont été coupés … Pour étude action, c’est véritablement un refus d’entrer en matière. J’ai développé dans quelques pays
un autre point de vue: le coût de la pauvreté. Même d’un point de vue de la
personne qui voudrait bien gérer les deniers publics… et faire des économioes… par les temps qui courent…. on s’aperçoitque cette paupérisation
entraîne des coûts sociaux très très i mportants puisqu’on est arrivé à une
situation où on ne tue plus les pauvres… on ne les expulsent peu. On
était champion en Suisse. Mais actuellement, on assistte à un décalage.
Précarité, pauvreté assistance, maladie, délinquence… et chaque fois ça
coûte plus cher. Une hospialisation de chômeur n’a aucun rapport avec les
quelques sous qui auraient permis de le maintenir en piste. Il y a un gaspillage impressionnant des finances publiques… Le chiffrer? Tout le monde
refuse de regarder en face. Dans un canton romand, un haut fonctionnaire
disait: ON diminue les sous accordés aux pensions alimentaires. Mais dans
le bureau d’à côté, c’est le bureau de l’assistance qui reccueille ces personnes. Et la facture coûte finalement et globalement plus chere. en fin
d’année. Je sais l’exemple, mais on ne peut pas le montrer… je le sais
d’un haut fonctionnaire. On a fait en Valais l’expertise des affaires sociales. On économise un poste de fonctionnaire pendant six mois et on plastronne en disant on a économisé tant de francs… de dizaines de milliers.
Et pendant ce temps, il y a toute une série de travaux qui n’ont pas été
fait, de placement externe aux cantons, de subventions mal traitées qui
coûtent une fortune aux contribuables. Fausses économies.
On économise à Fribourg 200’000 francs pour analayser les phénomène et
proposer quelques mesures… et le coùt pour le contribuable fribourgeois
de l’incure relative qui va être induite va se chiffrer en millions et non
pas en dizaines de milliers de francs.
Evaluations cantonales, fédérales…. ne serais-ce que pour savoir de
quoi on parle…. pour éviter cette absence de chiffres, ce flou… politique et social?
On pourrait savoir de quoi on parle. Le slogan c’est compté les pauvres
ou vaincre la pauvreté. C’erst ça le problème. La manière de compter les
pauvres est une manière d’exorciser le problème. Une étude nationale est en
voie de finition, de Robert Leu, de l’Uni de Berne. Informations en fin de
dépouillement. Comme dirdecteur du programme national, je sais qu’il veut
maintenir ses données. Difficultés d’accès aux informations sont incroyables. Beaucoup de cantons sont peu coopératifs. Pourquoi? Volonté de transparence limitée, mythe de la protection des données. Qui fait que la coopération, dès qu’il s’agit du revenu des gens…
Les cantons qui font un peu une analye un peu substentielle de la situation arrivent à s’équiper pour faire face, ou en tout cas pour aborder
quelques initiatives politiques. D’autres préfèrent «attendre la reprise».



