«Entre expérience mystique et mission politique»
Rome: Jeanne d’Arc, un exemple pour les laïcs engagés en politique, selon le pape
Rome, 26 janvier 2011 (Apic) Sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) est un «exemple pour les laïcs engagés dans la vie politique», a déclaré Benoît XVI lors de l’audience générale du 26 janvier 2011. Le pape a consacré sa catéchèse à cette sainte patronne de la France, soulignant que la ’Pucelle’ d’Orléans invitait les chrétiens à «vivre la charité sans favoritismes, sans limites» et à «faire de la prière le fil conducteur de leurs journées».
Le souverain pontife a souligné que la laïque et sainte française, qui avait combattu contre les armées anglaises pour libérer son pays lors de la Guerre de Cent Ans (1337-1453), était un «bel exemple de sainteté pour les laïcs engagés dans la vie politique, surtout dans les situations les plus difficiles». Devant quelques 3’000 personnes rassemblées dans la salle Paul VI au Vatican, le pape a affirmé que cette femme déterminée avait été «capable de convaincre des hommes indécis et découragés».
Une femme forte
Benoît XVI a expliqué que cette figure emblématique de l’Histoire de France, âgée de 19 ans, faisait partie de «ces ’femmes fortes’, laïques, et consacrées dans la virginité, qui portèrent la lumière de l’Evangile au cœur des réalités les plus dramatiques de l’histoire et de l’Eglise». «Le lien étroit entre expérience mystique et mission politique, a encore dit le pape, est un des aspects original de la sainteté de Jeanne».
«Avec son témoignage lumineux», a souligné l’évêque de Rome, Jeanne d’Arc invite les fidèles à «une haute mesure de la vie chrétienne»; tout comme «à faire de la prière le fil conducteur de nos journées; à avoir une pleine confiance pour accomplir la volonté de Dieu, quelle qu’elle soit; à vivre la charité sans favoritismes, sans limites», a-t-il encore précisé.
Dans sa catéchèse, Benoît XVI a également rappelé que la sainte française était «particulièrement proche de sainte Catherine de Sienne, patronne d’Italie et d’Europe». Il a ensuite rappelé que ces deux jeunes femmes, «laïques et consacrées dans la virginité», étaient «deux mystiques engagées, non dans leur cloître, mais au milieu des réalités les plus dramatiques de l’Eglise et du monde de leur époque». (apic/i.media/lb/ggc)



