Rome: Voyage de Benoît XVI en Allemagne
Erfurt, une étape pour favoriser l’oecuménisme
Rome, 9 septembre 2011 (Apic) Le déplacement de Benoît XVI en Allemagne du 22 au 25 septembre sera l’occasion de donner un signe d’encouragement et d’approfondissement en faveur du dialogue avec les Eglises évangéliques, a estimé le cardinal Kurt Koch, responsable de l’œcuménisme au Vatican.
La rencontre avec des représentants du Conseil de l’Eglise évangélique d’Allemagne (EKD), le 23 septembre au couvent augustinien d’Erfurt, aura «une signification très importante. Car c’est depuis l’Allemagne que la Réforme est partie», a déclaré le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens à «Radio Vatican». «Le pape est lui-même Allemand et connaît très bien le dialogue œcuménique, auquel il a beaucoup contribué», a ajouté le cardinal Koch.
En 1999, le cardinal Ratzinger, encore préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait participé à l’élaboration de la Déclaration conjointe sur la doctrine de la Justification, signée par l’Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale. Cette Déclaration a marqué un pas décisif vers l’unité recherchée entre les deux confessions. Prudent, le cardinal suisse contient les espoirs de ceux qui attendraient trop de cette visite.
Renforcer l’accent œcuménique
Pendant la préparation du 3e voyage apostolique du pape dans son pays, la partie consacrée à l’œcuménisme a connu divers aménagements. A l’origine, une très brève étape d’une heure était prévue à Erfurt, ville où vécut Martin Luther (1483-1546). En février dernier, Benoît XVI a écrit au président de l’EKD, Nikolaus Schneider, lui assurant qu’il ferait tout pour prolonger sa rencontre avec les chrétiens de l’Eglise évangélique, jugeant que ’l’accent œcuménique’ de ce voyage devait être renforcé. Les luthériens avaient jugé ce courrier comme un «signal positif de la part du pape».
Après la visite de la cathédrale d’Erfurt, Benoît XVI rencontrera, dans la salle du Chapitre du couvent des Augustins où Luther était entré en 1505, des représentants du Conseil de l’Eglise évangélique d’Allemagne. Le pape sera accompagné de 19 représentants de l’Eglise catholique, parmi lesquels de nombreux prélats allemands travaillant ou ayant travaillé au Vatican: le cardinal Koch et son prédécesseur à la tête du dicastère en charge de l’unité des chrétiens, le cardinal Walter Kasper, Mgr Josef Clemens, secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs et ami proche de Benoît XVI, le cardinal Paul Josef Cordes, ancien président du Conseil pontifical Cor Unum, ou encore le cardinal Walter Brandmüller, qui dirigeait autrefois le Comité pontifical des sciences historiques.
Du côté de l’Eglise évangélique d’Allemagne, 20 représentants, emmenés par Nikolaus Schneider, seront présents: des membres du Conseil de l’Eglise évangélique d’Allemagne et ceux appartenant à certaines branches de l’EKD, comme l’Union des Eglises évangéliques (UEK) ou l’Eglise évangélique luthérienne unie d’Allemagne (VELKD). Cette rencontre d’une demi-heure précédera une lecture commune de la Parole de Dieu, au cours de laquelle le souverain pontife prendra la parole en présence de 300 personnes.
Sur une population de près de 82 millions d’habitants, les deux tiers sont de religion chrétienne. Parmi les chrétiens, on compte autant de catholiques que de protestants. Ces derniers étant en grande majorité luthériens. (apic/imedia/cp/ggc)



