Espagne : cocktails molotovs contre l’archevêché de Pampelune

Pampelune, 28 mars 1997 (APIC) Des cocktails molotovs ont été lancés jeudi contre l’archevêché de Pampelune, au nord de l’Espagne. L’attentat n’a pas fait de victime, mais a causé des dégâts considérables. Les engins incendiaires ont endommagé le portail du bâtiment et noirci la façade, a indiqué la police de Pampelune.

L’arrivée des pompiers a permis d’empêcher d’autres dégâts. Selon la police, il s’agit d’une action des séparatistes basques (ETA). L’archevêque de Pampelune, Mgr Fernando Sebastian Aguilar, avait sévèrement critiqué dernièrement la poursuite de la grève de la faim par les militants séparatistes pour le regroupement des détenus membres de l’ETA. (apic/ kna/fd)

APIC-Dossier

Louvain : le professeur Sevrin laisse ouverte l’énigme de la résurrection

La résurrection de Jésus est-elle bien un fait historique ?

Louvain-la-Neuve, 27 mars 1997 (APIC) La résurrection de Jésus est-elle bien un fait historique ? De façon évidente, il a dû se passer quelque chose pour que les amis du Crucifié du Golgotha se mettent soudain à le proclamer plus vivant que jamais. Mais que peut-on dire, d’un point de vue critique et historique ? Imposture ? Illusion des disciples ? Mythe ? .>>, estime Jean-Marie Sevrin, exégète du Nouveau Testament, à la Faculté de théologie de Louvain-la-Neuve

La question de la résurrection de Jésus touche au fondement de la foi. Mais en parler est difficile, a rappelé l’exégète lors d’une conférence à Louvain. Car il ne s’agit plus du parcours temporel de Jésus, mais de Jésus au-delà de sa mort. Les textes du Nouveau Testament qui en parlent sont délicats à interpréter : l’événement dont ils parlent ne tombe pas sous le sens. Il est si peu évident que certains ont pu dire que la résurrection était un mythe né de la frustration inconsolable des disciples de Jésus devant la disparition de leur maître. Mais il serait trop simple de récuser d’avance la compétence de l’historien parce que la résurrection se situe hors de l’histoire, comme si la foi seule comptait pour les chrétiens. Car les premiers chrétiens ont affirmé la résurrection comme un événement marquant leur histoire, insiste Jean-Marie Sevrin.

Illusion ? Imposture ? Dans quelle mesure la résurrection de Jésus peut-elle être du ressort de l’historien ? Tout dépend des traces documentaires sur lesquelles il peut s’appuyer : sont-elles solides et correctement informées ? Mais une partie du réel échappera toujours à la science historique : bien des réalités de l’histoire des hommes disparaissent d’ailleurs sans laisser de traces.

Malgré les analogies, la de Jésus ne peut être assimilée à d’autres dont parlent les évangiles comme celle de Lazare. Ces personnes ont repris leur vie antérieure. Tout autre apparaît la résurrection de Jésus, dont les textes disent qu’il est ou >, a écrit Paul aux Corinthiens (1 Co 15,14). , renchérit le professeur Sevrin. Car

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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