Le droit à la paix et à la tolérance
Espagne: Dans un télégramme à l’archevêque de Séville le pape condamne le terrorisme
Rome, 1er février 1998 (APIC) Le pape Jean Paul II a exprimé son émotion après l’assassinat à Séville, en Espagne, d’un Conseiller municipal et de son épouse. Dans un télégramme adressé au nom du pape, le cardinal Secrétaire d’Etat Angelo Sodano a de nouveau condamné le terrorisme.
Dans la nuit du 29 au 30 janvier, un conseiller municipal du Parti Populaire espagnol, Alberto Jimenez Becerril, et sa femme, Asuncion Garcia Ortiz, tous deux âgés de 37 ans et parents de trois enfants de 4 à 9 ans, ont été assassiné à Séville. La police espagnole attribue ce double meurtre à l’organisation séparatiste basque ETA.
Quatre membres du Parti Populaire ont ainsi été assassinés par le groupe depuis juillet 1997, dont le conseiller municipal basque Miguel Angel Blanco Garrido, tué après avoir été enlevé. A cette occasion, le pape avait déjà condamné le terrorisme. Le groupe séparatiste, commentent les observateurs, veut mettre à genoux le Parti Populaire du Premier ministre José Maria Aznar qui a adopté une politique de fermeté contre l’organisation séparatiste tant qu’elle ne dépose pas les armes pour entamer le dialogue.
Le télégramme du Vatican exprime «l’énergique réprobation des actes de terrorisme» de la part du pape. Ils attentent en effet «à la co-existence pacifique» et «offensent les sentiments les plus profond de l’être humain».
Pour ce qui est de l’Espagne, le pape souhaite que la nation puisse jouir de la paix et «d’un environnement social de tolérance, de respect et de concorde» et que ne soit pas menacé le «droit fondamental à la vie». (apic/imed/mp)




