Les évêques garderont le contrôle de la radio COPE
Espagne: La Conférence épiscopale sur Internet
Madrid, 13 avril 1998 (APIC) La Conférence épiscopale espagnole vient de présenter ses pages web sur Internet. Selon Mgr José Sanchez, secrétaire et porte-parole de l’épiscopat, ces pages prétendre être » une fenêtre et une antenne de l’Eglise «. L’auteur de ce service de l’Eglise espagnole est le prêtre Francesco Azcona, qui a travaillé durant sept années à son élaboration. Son travail achevé, l’abbé Azcona vient d’être nommé par Jean Paul II sous-directeur du Conseil pontifical Cor Unum au Vatican.
Il sera donc possible désormais de consulter et d’obtenir via Internet des renseignements sur les structures et l’organisation de la Conférence épiscopale, ainsi que les activités de l’Eglise catholique en Espagne. Il devient également possible, au moyen des pages web, d’avoir accès à des renseignements sur les diocèses espagnols, les Congrégations religieuses, les universités catholiques, les associations et les documents d’Eglise.
Le Vatican et d’autres organismes et institutions ont déjà créé des pages web sur Internet. Ce nouveau service n’est pas une alternative, a expliqué Mgr Sanchez, mais un complément au travail pastoral réalisé dans les paroisses et dans d’autres plates-formes.
Le porte-parole des évêques a en outre réaffirmé la position de l’épiscopat concernant la radio COPE, dont l’orientation est mise en cause dans d’amples secteurs de l’Eglise espagnole, notamment en Catalogne. La Conférence épiscopale en restera l’actionnaire majoritaire, en dépit des polémiques. Beaucoup reprochent à la COPE ses attaques répétées contre la Catalogne, son régime d’autonomie et ses autorités démocratiquement élues. D’autres rejettent son parti pris politique, cette radio s’étant fait le champion du centralisme et de l’antisocialisme. «Nous souhaitons continuer dans la COPE, a précisé Mgr Sanchez, comme nous souhaitons être également présents en télévision, conventionnelle aussi bien que numérique, même si pour l’instant celle-ci n’est pas à notre portée, car c’est très onéreux, mais nous ne désespérons pas d’y parvenir». (apic/cip/ba)




