Espagne: les voeux du pape à la (030893)
5e conférence mondiale de «Foi et Constitution»
Le pape confirme l’engagement catholique pour l’unité des chrétiens
Rome, 3août(APIC) Jean Paul II a exprimé une nouvelle fois son respect
pour le dévouement patient au travail de dépassement des divisions entre
chrétiens de la Commission de Foi et Constitution du Conseil oecuménique
des Eglises (COE). Le pape a adressé un message à Mary Tanner, présidente
de la Commission, dont la cinquième conférence mondiale s’est ouverte mardi
à Saint-Jacques de Compostelle sur le thème: «Vers une koinonia dans la
foi, la vie et le témoignage».
La discorde «contredit de façon manifeste, selon les paroles de Vatican
II, la volonté du Christ, est une pierre d’achoppement pour le monde et
contrecarre la cause très sainte de la proclamation de la Bonne Nouvelle à
toutes les créatures», écrit Jean Paul II.
En même temps, le pape entend réaffirmer l’engagement de l’Eglise catholique pour la promotion de l’unité des chrétiens. «En tant que moyen d’atteindre ce but dont l’importance est incomparable, la réflexion sur la nature de la koinonia semble particulièrement adaptée, explique Jean Paul II,
car la communion ecclésiale n’est pas seulement l’objet d’un intérêt croissant de la part des théologiens, mais est aussi une notion utilisée par les
Ecritures comme une clé pour faire comprendre l’efficacité de la grâce divine dans les vies de ses disciples… Une conscience toujours plus profonde du mystère de la communion ecclésiale pousse les chrétiens à confesser
que c’est Dieu et non l’homme qui est la source de l’unité de l’Eglise.
Cette conscience les mène au repentir pour leurs péchés contre la charité
fraternelle. Elle les encourage, par l’inspiration de la grâce du SaintEsprit, à travailler, par la prière, la parole et l’action, pour atteindre
cette plénitude de l’unité désirée par le Christ.»
«Les études importantes de Foi et Constitution, auxquelles des théologiens catholiques ont participé depuis de longues années, ont été un grand
service à la cause de l’unité chrétienne, car elles ont mis en lumière des
convergences et même des accords sur des questions qui ont longtemps divisé
les croyants», conclut le pape.
L’avenir du dialogue oecuménique
Le mot grec koinonia était utilisé par les premiers chrétiens pour désigner la communion fraternelle qui les poussaient autant à l’union des coeurs qu’au partage des biens.
A Compostelle, plusieurs responsables des Eglises, notamment le pasteur
Konrad Raiser, secrétaire général du COE, et le cardinal Edward Cassidy,
président du conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, proposeront
leurs réflexions sur l’avenir du mouvement oecuménique, du COE et de Foi et
Constitution.
La conférence mondiale de Compostelle est la première à se tenir depuis
la fin du Concile Vatican II (1965). Sa première tâche sera de faire le bilan de 30 ans de dialogues théologiques et doctrinaux. Elle devra ensuite
déterminer les grandes orientations d’avenir du travail oecuménique. (apiccip/cb)



