Pas de développement durable sans justice
Espagne: Lettre de la KEK à la présidence de l’UE à la veille du Sommet de Barcelone
Madrid, 13 mars 2002 (APIC) La Conférence des Eglises européennes (KEK) estime qu’un développement durable est impossible sans justice. Elle le fait savoir par lettre à l’Union européenne à la veille de sa réunion de Barcelone, le 15 et 16 mars.
Dans une lettre envoyée à la présidence espagnole de l’Union européenne, la KEK relève qu’un développement durable est irréalisable si l’on ne considère pas comme il se doit sa dimension éthique. «Et les preuves de cette dimension nous semblent insuffisantes» dans les documents actuels de l’Union Européenne (UE), commente la KEK dans sa lettre adressée à José María Aznar, Premier ministre espagnol, à la veille du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union prévu à Barcelone les 15 et 16 mars.
Selon la KEK, les églises sont «particulièrement déçues par la décision récente de certains Etats membres de l’UE de rejeter la proposition visant à consacrer à l’aide publique au développement 0,33% de leur Produit national brut d’ici à 2006».
La lettre à Aznar est signée par Keith Jenkins, directeur de la Commission Eglise et Société de la KEK, qui rappelle que, à la fin du mois de janvier, des représentants de la KEK et de l’Eglise Catholique ont déjà rencontré la présidence espagnole de l’UE, pour émettre l’espoir que «la réunion de Barcelone prendra des mesures décisives pour la poursuite de la Stratégie de l’UE en matière de Développement Durable».
Les Eglises ont exprimé une profonde préoccupation par rapport au refus (de l’Espagne, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Grèce et de l’Autriche) d’accroître d’ici à 2006 leur contribution à «l’aide publique au développement». (apic/com/pr)




