173 contre 172: les députés rejettent un élargissement de l’IVG
Espagne: Proposition de loi sur l’interruption de grossesse du PSOE repoussée de justesse
Madrid, 23 septembre 1998 (APIC) Par une voix de différence – 173 contre 172 et une abstention -, le Parlement espagnol s’est opposé mardi 22 septembre à la légalisation de l’avortement pour cause de «conflit personnel, social ou familial». L’Eglise catholique est satisfaite de la décision prise par la majorité des parlementaires. Une majorité étriquée, après le match nul enregistré le 24 février dernier, 166 contre 166.
Il s’agissait de dire oui ou non à une proposition de loi du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), auteur de la loi de 1985 qui n’autorise l’interruption de grossesse (IVG) que dans trois cas: malformation du fœtus, danger pour la santé physique ou psychique de la mère, grossesse provoquée par un viol.
Le Parlement a en outre rejeté par 177 voix contre 167 une proposition de la gauche favorable à l’avortement libre et gratuit. De l’avis des observateurs, le rejet de loi socialiste constitue une petite surprise. Après le «match nul» enregistré en février contre l’élargissement de la loi de 1985, le PSOE pensait imposer cette fois-ci son point de vue.
Dimanche dernier, plus de 20’000 prêtres ont lu pendant la messe le document de la Conférence épiscopale. Cette dernière redisait que «l’élargissement du permis de tuer un enfant» n’était rien d’autre qu’un «crime abominable». Les catholiques avaient de plus été invités à manifester lundi devant le Parlement, afin de faire pression sur les députés. Seuls quelque 2’000 manifestants avaient répondus présents.
Peu après le vote, partisans et opposants de l’avortement rassemblées devant le Parlement, ont manifesté, qui de leur satisfaction, qui de leur réprobation. (apic/a/pr)



