Espagne: Vaste protestation contre une réforme scolaire «hostile à la religion»

Un million de manifestants attendus samedi à Madrid

Madrid, 11 novembre 2005 (Apic) La capitale espagnole Madrid sera le théâtre, samedi 12 novembre, d’une immense manifestation contre la réforme scolaire prévue par le gouvernement socialiste. Un million de personnes sont attendues pour une marche de protestation organisée par une association de parents catholiques.

Les manifestants dénonceront la rélégation de l’enseignement religieux, jusqu’à présent obligatoire, en branche à option. Les évêques espagnols se sont clairement positionnés derrière l’association de parents organisatrice de la marche de protestation. Plusieurs parmi eux ont appelés les fidèles à y participer et ont même loué des bus pour les transporter. Le cardinal Antonio Maria Rouco Varela, archevêque de Madrid, a annoncé sa présence à la manifestation. Le porte-parole de la Conférence épiscopale, Juan Antonio Martinez Camino, estime qu’une douzaine d’évêques et cardinaux seront de la partie, tout comme des milliers de prêtres, religieuses et religieux.

«L’enseignement religieux devrait être apprécié de la même façon que les autres branches, mais il est apparemment devenu à la mode d’évacuer chez nous tout ce qui peut être catholique», a affirmé Luis Carbonel, président de l’association des parents catholiques (Concapa). Depuis le début de l’année, l’association a récolté plus de trois millions de signatures contre le projet de réforme scolaire du gouvernement, qui sera bientôt soumis au vote du parlement.

Contre-manifestations dans 30 villes

Le syndicat des étudiants, orienté à gauche, estime pour sa part que le projet de réforme ne va pas assez loin. Il appelle à une grève générale pour protester contre le projet. Il organise également 30 rassemblements, samedi, dans plusieurs grandes villes du pays, qui constituent également des contre-manifestations à celle des milieux catholiques. Le syndicat demande entre autres que l’enseignement religieux soit non seulement relégué comme branche à option, mais encore en dehors des cases horaires habituelles.

La réforme entreprise par le gouvernement a été provoquée par la récente étude Pisa sur les résultats scolaires en Europe. Il se trouve que les écoliers espagnols se trouvent en dessous de la moyenne européenne dans presque toutes les branches. Selon le projet, qui devrait être mis en application pour l’année scolaire 2006/2007, l’apprentissage d’une seconde langue intervient en première année déjà. Le gouvernement souhaite enfin que l’école favorise davantage le goût à la lecture des petits Espagnols. (apic/kna/job/bb)

11 novembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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