Soudan: Un musulman converti au christianisme se bat pour revoir ses enfants
Est-ce un crime d’être devenu chrétien?
Khartoum, 29 juin 2012 (Apic) Mohammed Khidir Khalil n’a plus le droit de voir ses enfants, après sa conversion au christianisme. Au Soudan, il se bat devant la justice, encourant le risque d’être accusé d’apostasie, rapporte l’association «Portes ouvertes» basée à Romanel-s-Lausanne, le 29 juin 2012.
Mohammed était loin de se douter des épreuves qui l’attendaient. Chrétien soudanais réfugié en Egypte à cause de sa foi, il venait de recevoir un statut officiel. Ce dernier lui permettait d’envisager sereinement son installation, avec son épouse et ses deux fils, dans ce pays d’accueil. Un an après, tout a basculé.
En août 2011, son épouse repart au Soudan avec leurs deux enfants, sans prévenir. Parti à leur recherche, Mohammed découvre que sa femme, Manal Hassan, a divorcé et obtenu la garde des enfants. Il fait appel, mais le tribunal confirme l’annulation du mariage. S’étant converti au christianisme, Mohammed n’est plus musulman et n’a plus le droit de voir ses enfants.
Nouvel appel
«Je suis bouleversé par ce jugement. Comment un tribunal peut-il interdire à quelqu’un de voir ses enfants?», s’indigne Mohammed. Il s’apprête à faire de nouveau appel, tout en sachant qu’il risque alors d’être accusé d’apostasie, un crime passible de la peine de mort selon la charia.
«Je suis prêt à prendre le risque. Est-ce un crime d’être devenu chrétien? Je veux que tout le monde sache ce qui m’arrive. S’ils savent que la communauté internationale suit l’affaire, ils auront peur de me faire du mal!», déclare le nouveau converti.
Partout dans le monde musulman, des chrétiens d’origine musulmane sont confrontés à de telles épreuves. En raison de leur conversion, ils perdent la garde de leurs enfants. (apic/com/ggc)



