Afrique: L’Aïd el Ada est célébrée dans un contexte de crise économique

Est-il permis de partager un mouton entre plusieurs familles?

Dakar, 25 octobre 2012 (Apic) L’Aïd el Ada ou fête des moutons a débuté le 26 octobre en Afrique. A travers le continent, des centaines de millions de musulmans ont perpétué le geste du patriarche Abraham, en tuant un bélier ou un mouton , en signe de soumission à Dieu. Du moins ceux qui ont pu s’en payer un.

La Tabaski, autre appellation de l’Aïd en Afrique noire, est la fête musulmane la plus populaire. Elle a lieu 70 jours après l’Aïd el Fit ou Koriste, marquant la fin du mois de ramadan, le mois de jeûne chez les musulmans.

Au Sénégal où la population est à environ 95% de confession musulmane, la fête est durement ressentie par les familles. Le journal dakarois «Le Quotidien» a même appelé la fête «La Tabaskrise ». «Etreints par la crise financière internationale, secoués par la hausse vertigineuse des denrées de première nécessité, assommés par la coût exorbitant des moutons, excédés par la hausse des tarifs de transport, les musulmans sénégalais célèbrent la Tabaski avec les plaintes et les complaintes tatouées au cœur», a fait remarquer Le Quotidien.

Au Maroc, la télévision 2M a rapporté qu’à cause de la crise économique, certaines familles se sont cotisées pour acheter un mouton et se partager la viande. Interrogé sur la conformité de cette manière de faire avec l’Islam, un érudit a déclaré à la chaîne que la religion musulmane n’a pas prévu ce cas de figure pendant l’Aïd.

En Tunisie, le ministère du Commerce a dû importer de Roumanie, quelque 10’000 moutons pour satisfaire le marché local. Selon le quotidien tunisien, «La Presse», le choix de ce cheptel a été fixé en raison de la conformité des moutons roumains aux critères et aux normes reconnus par les agriculteurs et les vétérinaires tunisiens. (apic/ibc/bb)

27 octobre 2012 | 11:05
par webmaster@kath.ch
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