Monde: Les chrétiens entament le carême avec l’objectif d’agir pour autrui

Et aussi pour un meilleur partage des ressources mondiales

Genève, 18 février 2010 (Apic) Les chrétiens qui observent la période de carême ont été appelés cette année à agir de façon à permettre un meilleur partage des ressources mondiales. En Angleterre, c’est la consommation de carbone que des évêques anglicans invitent à surveiller.

Les Eglises orthodoxes ont entamé le carême lors du lundi pur, deux jours avant les chrétiens d’occident, le 17 février, mercredi des cendres. Le carême est une période de 40 jours qui s’inspire du temps que Jésus a passé dans le désert, conformément à ce que rapporte le Nouveau Testament.

Les chrétiens observant le carême s’abstiennent souvent de viande, d’alcool ou de chocolat pendant cette période, mais cette année, c’est la consommation de carbone que des évêques anglicans invitent à surveiller.

Selon l’évêque de Londres Richard Chartres, un «jeûne du carbone» est «une chance de prouver l’amour de Dieu de manière concrète». Cela peut se faire en passant une journée sans utiliser de téléphone portable ou de baladeur numérique pour utiliser moins d’électricité et ainsi réduire la quantité de dioxyde de carbone rejetée dans l’atmosphère.

A Edimbourg, le pasteur Bill Hewitt, modérateur de la Kirk – l’Eglise (presbytérienne) d’Ecosse – a critiqué la société britannique, égoïste et «destructrice», dans son message de carême, appelant les gens à consacrer leur temps et leurs compétences à servir leur prochain au lieu de chercher à assouvir leur cupidité.

«Pour ce carême, j’appelle les membres de la Kirk à commencer quelque chose, au lieu de renoncer à quelque chose», a déclaré le pasteur Hewitt.

A Genève, Jenny Borden, directrice exécutive intérimaire de l’Alliance œcuménique «agir ensemble», a rappelé que «plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde.» Elle a souligné que «malgré la bonté et l’abondance des dons que Dieu nous a faits dans la création, beaucoup de gens connaissent le manque: famine, faim, privation et besoin.»

S’exprimant lors du service du mercredi des cendres célébré au Centre œcuménique de Genève, Jenny Borden a déclaré: «Aux quatre coins du monde, il y a des gens qui souffrent des conséquences de l’excès – excès de sel, de sucre, de gras, de calories – trop de choix, trop de choses, trop de richesses.»

«C’est une bonne période pour réfléchir soigneusement à l’injustice de la situation alimentaire mondiale, car la nourriture est produite de façon injuste et insoutenable, et consommée de façon injuste et insoutenable; le droit à l’alimentation pour tous les êtres humains est bafoué», a affirmé Jenny Borden. (apic/eni/pr)

18 février 2010 | 16:23
par webmaster@kath.ch
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